FORMATION

11 avr
11/avr/2018

FORMATION

Benoit Renault : un parcours INSA sans concession

Filière internationale, vie associative, cycle d’ingénieur et section artistique… Benoit Renault, étudiant en 5e année du département Informatique, nous parle de son ambition et de ses valeurs. Cet étudiant enjoué, déterminé et engagé, revient sur son parcours, qu’il a mené sans concession à l’INSA Lyon. Interview d’un homme passionné.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours avant l’INSA Lyon ?
J’ai fait un cursus relativement standard. Comme d’autres, j’ai intégré les classes européennes dès le collège. J’ai eu la chance de rencontrer des professeurs formidables pendant ma scolarité, qui m’ont beaucoup apporté, et je leur en suis très reconnaissant. Globalement, j’ai toujours eu des bonnes notes, et les sciences comme les arts m’ont toujours intéressé. Je me suis mis au chinois en dehors des cours sur un coup de tête en cinquième, et le courant est si bien passé que j’ai continué. 

Après ce parcours sans embûches, comment avez-vous vécu vos premières années à l’INSA Lyon ?
Dans l’idée de poursuivre le chinois, et peut-être une carrière à l’international, je me suis inscrit en ASINSA, la filière asiatique de l’INSA. Cela m’a non seulement permis de ne pas perdre mes bases, mais aussi de rencontrer bon nombre d’amis chinois. 
Dès mon second semestre en première année à l’INSA, j’ai rejoint le Clubelek, l’association de mécatronique. Avec 130 associations très actives, l’INSA a de quoi
être fier ! Après avoir pris mes marques, les membres du club m’ont confié la présidence du club pour ma 4e année en informatique, après quoi, ils l’ont renouvelée pour une vice-présidence l’année suivante, pour assurer une bonne passation après le mouvement que j’y ai induit. Je conseille à tous les étudiants de ne surtout pas hésiter à se lancer dans la vie associative, mais aussi de prendre le temps de connaître leur rythme avant de s’y investir.
C’est en fin de première année que je découvre la danse avec Delphine Savel, la responsable de la filière Danse-Études. Delphine, son humanité et sa force de caractère extraordinaire, m’ont poussé à intégrer cette filière en 2e année. Avec 2h de cours technique par semaine, 3h de projet, 2h de cours d’histoire de la danse et les 4 à 5 weekend dans l’année à hauteur de 10/15h, cela a été un fort engagement, récompensé par le tout nouveau diplôme art-études, dont j'ai été moi-même l'un des premiers diplômés. Il est bon de voir que notre école reconnaît notre travail et notre investissement.

Comment avez-vous réussi à concilier toutes vos activités ?
C’est difficile d’avoir du temps pour tout faire mais on finit toujours par en trouver. Pour moi, la première mission de l’étudiant est de s’épanouir, et pour cela, il doit impérativement en trouver le temps. Cependant, il n’est pas seul, et l’école doit l’aider à le trouver. J’ai obtenu quelques dispenses ponctuelles quand elles étaient nécessaires, je sais que certains de mes collègues ont pu bénéficier d’aménagements beaucoup plus conséquents et indispensables dans leur cursus. L’INSA s’est beaucoup construit sur les initiatives étudiantes, la vie associative et les filières artistiques comme internationales. Il faut soutenir les jeunes qui s’engagent et leur faciliter l’adaptation. Multiplier les activités ne m’a jamais empêché de garder des notes correctes et de partir à l’étranger. J’ai même pu créer des projets personnels en les mêlant avec mon cursus, comme la confection de mon costume lumineux, Ying (萤), qui veut dire luciole en chinois. D’abord, je l’ai fait en totale autonomie car c’était une idée que j’avais eu comme ça, et la version a déjà évolué 3 fois au gré de mes projets et rencontres.

Qu’avez-vous appris de ces expériences multiples ?
Elles ont renforcé l’importance d’autrui à mes yeux : sans les autres, je ne suis pas grand-chose, et tout ce que j’ai accompli, je n’aurais pu le faire seul. Pour le costume, par exemple, quelques membres du club sont venus m’aider pour les derniers jours de rush, et sans eux, je n’aurais jamais fini mon costume à temps ! Pour l’INSA, je n’aurais jamais tenu sans le soutien de ma famille et mes amis. Des exemples comme cela, j’en ai à la pelle ! Chaque personne importe, et il convient de traiter soi-même et autrui avec la plus grande honnêteté et bienveillance. Cela prend du temps, parfois des nuits bien courtes mais ça en vaut tellement la peine !
Enfin, ces expériences m’ont poussé à m’interroger, à me remettre en cause, et trouver de nouvelles réponses. Elles m’ont appris qu’il est normal, à tout moment, de s’interroger sur soi, ce que l’on veut faire plus tard, sur les autres, sur notre environnement... Et que c’est même le leitmotiv scientifique. Questionnons-nous !