Entrepreneuriat

17 juil
17/juil/2018

ENTREPRISES

Loïc Bontemps : un data scientist entrepreneur et expérimentateur

Diplômé en 2017 de l’INSA Lyon, il a le challenge dans la peau. Rencontre avec Loïc Bontemps : un jeune ingénieur-entrepreneur en télécommunications.

Né à Londres, Loïc a eu l’occasion de vivre et voyager aux quatre coins de l’Europe. Il pose ses valises à Lyon en 2012 puis intègre en 2014 le département Télécommunications, Services et Usages de l’INSA Lyon après deux années de classes préparatoires. L'élève-ingénieur se spécialise ensuite dans le traitement de données lors d’une 4e année d'échange à Dublin. 

« L’INSA Lyon offre beaucoup de perspectives en termes de stage et mobilité à l’étranger, et l’ouverture de l’école sur le monde est une des raisons pour laquelle j’ai choisi d’étudier à l’INSA. En plus de mon année à Dublin, je suis parti quelques mois en Floride, travailler auprès d’une organisation environnementale autour de la COP21. »

L’année suivante, c’est à l’occasion de son stage de fin d’études d’ingénieur que Loïc, également musicien, va intégrer les bureaux parisiens de Deezer, la célèbre plateforme d’écoute de musique en streaming. Une expérience enrichissante, mais une fois diplômé, il décide de s’essayer à l’entrepreneuriat. Il fonde avec deux associés « Start Corporation », une start-up spécialisée dans le divertissement et les services digitaux. Cette société est lancée dans la continuité des succès récents de « Nuit sans folie » (793 173 abonnés), « Et ça se dit » (820 165 abonnés) ou « Rapunchline » (3 525 128 abonnés), pages et applications orientées vers le divertissement.

Aujourd’hui, la start-up est représentée par une nouvelle application, « Whosup », dont l’objectif est de faire se rencontrer des gens dans la vie réelle autour de petites activités.

« Avec Whosup nous avons voulu répondre à un besoin recensé, celui de la rencontre physique. Notre plateforme connecte les gens dans la vie réelle. Le plus gros du travail a été de développer la notion de confiance entre les utilisateurs. Grâce à une famille de « Coachs » recrutée par l’équipe de Start Corporation, l’application prend un nouveau visage et permet aux utilisateurs de se rémunérer grâce à leurs passions. Aujourd’hui, l’application comptabilise 60 000 utilisateurs dont plus d’une centaine de « Coachs », et nous espérons que la nouvelle version, accessible depuis quelques jours, séduira encore de nouvelles personnes désireuses de créer du lien ! »

Depuis octobre 2017, Start Corporation travaille en collaboration avec « Triller », une application américaine née il y a 3 ans. Triller est un outil pour créer automatiquement des montages vidéo sur une bande son, qui rencontre le succès auprès de 28 millions d’utilisateurs. Appuyée par de nombreux influenceurs sur les réseaux, l’application semble avoir une longue vie devant elle. 

Malgré son jeune âge, Loïc n’a pas froid aux yeux. Son credo ? Fuir la facilité et expérimenter.

« Mon travail m’oblige à une diversité de compétences. A travers la formation pointue de l’INSA, j’ai appris la rigueur et à développer une expertise technique. Un ingénieur dans une start-up, c’est une vraie valeur ajoutée et ça n’est pas forcément commun dans les petites structures. Aujourd’hui, mon quotidien est partagé entre technique et management, aux côtés d’une équipe d’une vingtaine de personnes et je suis très heureux d’en faire l’expérience. J’ai toujours eu le goût d’essayer des choses qui paraissent à contre-courant, mais en prenant des risques mesurés. Beaucoup de gens vous recommandent d’entreprendre quand vous avez un peu de bouteille, ce que je peux comprendre. Mais aujourd’hui nous sommes bien entourés et apprenons des choses incroyables, les opportunités sont multiples ! »

 

Mots clés

20 juin
20/juin/2018

ENTREPRISES

Renaud Sornin
Heureux, engagé, professionnel, et authentique.

Heureux, engagé, professionnel et authentique.

Authenticité. C’est le cheval de bataille de Renaud Sornin, co-fondateur d’Attestation Légale et Président de Lyon French Tech. Lui qui affiche 20 années d’expérience professionnelle à son compteur poursuit sa route, avec la sérénité de celui qui sait qu’il est sur le bon chemin. 

« Il y a un moment où vous ouvrez les yeux sur une espèce de leurre. Vous avez réussi mais cette réussite ne vous correspond pas forcément. Il faut alors chercher en profondeur, et redonner du sens au pourquoi » confie l’entrepreneur. 

C’est d’ailleurs en vivant un véritable échec professionnel qu’il rebattra les cartes de ses désirs et trouvera le chemin de l’entrepreneuriat.

Ingénieur diplômé de l’INSA Lyon en 1993, du département Génie Civil et Urbanisme, il avoue n’avoir pas été très bon élève pendant ses 5 ans de formation, mais sentir déjà le goût du marketing et de la gestion. Ce qui l’amènera à compléter son cursus en passant par l’IAE d’Aix-en-Provence, dont il ne validera pas le parcours, avant de découvrir une grande société de l’intérieur : Bouygues Construction. 15 années de carrière vont suivre, avec notamment la satisfaction d’avoir créé la filière Achats, aux côtés de son patron de l’époque. Réussite, performance, engagement sont les moteurs de son investissement et lui permettent de vivre une très belle aventure professionnelle.
Jusqu’au jour où il faut laisser les clés de la maison à quelqu’un d’autre. 

« J’ai eu beaucoup de mal à comprendre que ceux qui ont créé doivent passer la main aux managers qui structurent et franchissent d’autres étapes » explique Renaud, qui à l’époque, a le vent en poupe.

Entre Paris et Lyon, les opportunités se multiplient et c’est le cœur qui l’emporte quand Renaud choisit sa ville de souche, bordée des deux fleuves, près de sa famille.

« J’accepte un poste qui ne me correspond pas… Directeur développement campus. Je dois développer les relations avec les universitaires et environner les prochaines opérations immobilières du plan de rénovation des universités, un poste aux antipodes de mes habitudes et de mes règles » précise-t-il.

L’ennui est dur à vivre. Mais il fait place à un sentiment profond, enfoui depuis longtemps : entreprendre. 
C’est vers la stratégie que ses idées se tournent, avec un premier projet dont l’objectif est de simplifier le quotidien des entreprises et sécuriser leur situation juridique. 

« J’en parle à mon ami d’enfance, Bertrand Laffay, fondateur d’Infolégale, qui aide les entreprises à anticiper des risques d’insolvabilité. Il adhère au projet et part à la recherche d’investisseurs. Se présente à moi le choix de créer une boîte sur la base de mon projet avec Bertrand, alors que Bouygues mettait un terme à notre longue collaboration… » 

Attestation Légale (ALG) naît en 2011. Son activité consiste à collecter, numériser, authentifier, archiver et sécuriser l'ensemble des documents administratifs (légaux, financiers, sociaux et juridiques), notamment les attestations, au service des entreprises.

« Pendant 18 mois, Bertrand a révélé l’entrepreneur qui était en moi, et m’a soutenu dans ma transformation. J’ai eu le sentiment de devenir moi-même » se souvient Renaud.

Au cours de sa route, il développe une vision, qui va reposer solidement sur certaines valeurs. Replacer l’humain au cœur de toutes les décisions est devenu légion. « Mon sens du collectif s’est transformé en intelligence collaborative. J’ai ALG dans les tripes et le cœur parce qu'il y a dans cette entreprise une « magie ». L'implication de ses collaborateurs et de ses pionniers est stupéfiante » souligne-t-il. Avec une organisation à plat et inversée, ALG place le manager au service du collaborateur et nourrit la confiance nécessaire à l’équipe. 
Entreprise innovante, elle obtiendra par trois fois le Pass French Tech, programme national destiné à accompagner et amplifier le développement d'entreprises en hyper-croissance à très fort potentiel. Elle-même petite sœur d’Infolégale, elle permet la création d’une constellation de petites sociétés autour d’elle, liées par une vision et des valeurs communes. 
ALG compte aujourd’hui 70 collaborateurs et plus de 20 000 clients. Chaque semaine, 100 clients et 100 donneurs d’ordres supplémentaires rejoignent son réseau B2B. 

Mais pour continuer sa croissance, elle doit poursuivre sa digitalisation et s’industrialiser. Il est de nouveau temps de laisser le bébé dans les mains de quelqu’un dont le professionnalisme permettra l’évolution. « J’ai confié la Direction Générale d’ALG à Romain Benoît. J’ai compris que mon rôle était de suivre ma vision et d’emmener les gens avec moi, et pour cela, il faut de l’engagement » confie Renaud. « Sur le plan international, avec le challenge de devenir un groupe européen, et non pas « un groupe français qui s’exporte ». Sur le champ de l’innovation aussi, parce que c’est la raison d’être d’ALG. 

Et l’essence-même de Renaud. Perpétuellement en quête de voies nouvelles, il a besoin d’élargir son regard, un besoin qu’il ressent, qu’il peut parfois même anticiper.
C’est pour cela qu’il candidate à la Présidence de Lyon French Tech. Pour faire rayonner ALG mais aussi pour redonner ce qu’il a reçu, en s’investissant pour la cité et remplir ce devoir devenu vital de contribution au bien commun.

« Pour rayonner, je crois qu’il faut oser briller et éclairer. Rayonner, c’est pour moi un équilibre entre le droit à l’inspiration et le devoir de partage » écrira-t-il dans sa lettre de motivation. 
Élu en mars 2018, il amène un vent de fraicheur dans l’association et fait très vite parler de lui. Son ambition : jouer collaboratif, et être un patron authentique. « Cette recherche d’authenticité est une démarche, un chemin pour moi plutôt qu’une destination. La route est longue, et il me reste beaucoup de chemin à parcourir » termine-t-il.

Retrouvez ce portrait insastories.fr 
 

Mots clés

20 juin
20/juin/2018

ENTREPRISES

Aurélien Leygues : de la passion à la vocation

Papa de l’application INK, Aurélien Leygues s’est lancé dans la création de sa société avant même de décrocher son diplôme d’ingénieur. Son histoire avec l’INSA ne fait que commencer.

Aurélien est au lycée à Luzarches, dans la banlieue nord de Paris, quand il entend parler de l’INSA Lyon. La renommée de l’école et la ville de Lyon le convainc de poser sa candidature dans cette école considérée comme la meilleure école d’ingénieurs post-bac en France. Il intègre alors la filière EURINSA.

« C’est l’un des meilleurs choix de ma scolarité. J’y rencontre une bande d’amis et on travaille dans une chouette ambiance. Au moment de choisir le département de spécialité, j’hésite entre Génie Civil et Urbanisme et Informatique. J’ai finalement tranché pour IF » explique Aurélien.

Passionné d’informatique

Initié à l’informatique par un frère de 4 ans son aîné, il pousse tout seul son expertise et veut tout connaitre. Comment se joue la communication entre le site web et le serveur, comment rendre accessible une donnée, comment l’afficher, comment savoir ce qui est utile à l’utilisateur et au métier ? C’est dans le cadre de ses études que naît l’idée d’une application à destination des étudiants du campus pour faciliter leur vie. L’aventure aurait pu s’arrêter à la fin de l’année, au rendu des projets, mais Aurélien décide de pousser plus loin sa réflexion. Grâce à la formation proposée par le département IF et l’encadrement de ses professeurs, il poursuit donc son développement, l’améliore et ajoute des fonctionnalités à son application, baptisée INK.

Tout seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin

Au gré des rencontres, il croise la route d’une élève-ingénieure d’un autre département de l’INSA Lyon, Génie Mécanique. Elle s’appelle Gladys Peretti et s’intéresse à la communication. Ensemble, ils s’accordent. Une version affinée au design travaillé voit le jour. Lancée en septembre 2017, elle fait le buzz et aiguise la curiosité de 1200 étudiants ! Et au fil des mois, Aurélien et Gladys constatent une fidélisation des usagers de leur application.

« On se donne alors jusqu’en janvier 2018 pour réfléchir au devenir d’INK. C’est une professeure de l’INSA Lyon, Frédérique Biennier, qui va nous donner le fil rouge et nous amener à un travail de professionnalisation et de pérennisation de l’application » complète Aurélien.

Ingénieurs et entrepreneurs

En janvier 2018, il se présente à sa soutenance devant un jury élargi avec plusieurs représentants d’entités de l’INSA, et devant leur intérêt, prend sa décision : officialiser l’application et créer son entreprise, toujours accompagné de Gladys.

« Une fois que le besoin existant a été démontré, ce sont les services de l’INSA qui nous ont poussés à aller plus loin. Aujourd’hui, nous souhaitons vendre une solution clé-en-mains, qui pourra également intéresser d’autres campus universitaires français » conclut Aurélien, qui termine sa dernière année d’études à l’INSA Lyon.
 

Retrouvez ce portrait insastories.fr 
 

Mots clés

24 mai
Du 24/05/2018 09:00
au 24/05/2018 17:00

Sciences & Société

Édition lyonnaise des Clefs Pour Entreprendre !

ETIC INSA Technologies organise l'édition lyonnaise des Clefs Pour Entreprendre !

Les Clefs pour Entreprendre ont pour ambition de permettre à chaque citoyen de transformer une envie ou une idée en un projet entrepreneurial.

Comment ? En fédérant sur une journée tout l’écosystème local de l’accompagnement à l’entrepreneuriat, afin de délivrer lors d’ateliers, de conférences, de grands témoignages, de speed-meeting ou de moments de networking une information pratique et concrète aux candidats à l’entrepreneuriat.

Que l’on soit animé par la volonté de créer un nouveau business ou bien devenir au sein de son organisme un véritable intrapreneur, les « Clefs pour Entreprendre » représente une opportunité inédite de bénéficier des méthodes, d’outils et de bons conseils qui permettront d’amorcer puis de mener à bien n’importe quel projet d’avenir.

Evénement national organisé par Les Chantiers de l'Entreprenalisme, la Confédération Nationale des Junior-Entreprises (CNJE) avec le soutien du MEDEF.

16 fév
16/fév/2017

VIE DE CAMPUS

Classic Racing School : une école de pilotage vintage montée par des étudiants !

Ils sont encore élèves-ingénieurs à l’INSA Lyon et lancent la première école de pilotage de voitures de courses vintage. Entre bonne étoile, rencontres déterminantes et signes du destin : retour sur l’aventure hors du commun que vivent Julien Chaffard et Morgan Pezzo.

Quand Morgan Pezzo débarque à l’INSA Lyon après un DUT Génie Mécanique, il est passionné d’automobile mais ne sait pas encore de quoi son avenir sera fait. En 3ème année au département Génie Mécanique de l’INSA Lyon, il se rapproche de la vie associative et choisit de rejoindre le PIC, Proto INSA Club, pour participer à la fabrication d’un engin à moteur à faible consommation d’essence et gagner des compétitions. C’est là qu’il fait réellement la connaissance de Julien Chaffard, de la même promotion que lui, et vice-président du PIC. Les deux étudiants s’apprécient et développent chacun leurs propres compétences, sans imaginer que quelques mois plus tard, elles feront une excellente combinaison.

La saison des stages arrive. Morgan part en Suisse chez Rolex, Julien rejoint AGS Formule 1 sur le circuit du Luc au Nord de Saint-Tropez. Entre luxe et belles carrosseries, les deux passionnés se jalousent tout en mesurant la qualité de leurs opportunités respectives.

« Sur un concours de circonstances, je me retrouve pendant ce stage à conduire des voitures et à les mettre au point pour les clients. L’écurie était remplie de Formule 1 rutilantes très attirantes pour les clients, et dans l’entrée, sur la gauche, étaient discrètement exposés 3 modèles de plus petites monoplaces anciennes, sur lesquelles les visiteurs finissaient toujours par s’attarder » raconte Julien.

Le jeune élève-ingénieur fait sa petite prospection et mesure un intérêt réel pour ces vieux engins à moteur, qui ont connu leurs heures de gloire dans les années 70.

« Je sens un engouement certain pour ces véhicules à la ligne épurée, de faible puissance, qui permettent la maîtrise et l’exploitation totale par leur propriétaire à faible coût d’entretien… Je suis séduit aussi » poursuit Julien.

Hasard ou coïncidence, il fait la connaissance sur le circuit de Bruno Gardien, un client intéressé par son parcours d’étudiant. Les hommes parlent rêve et écurie de courses et Bruno laisse sa carte à Julien, comme on jette une bouteille à la mer.

Les stages s’achèvent, Morgan reste à l’INSA Lyon et se lance dans le montage du premier salon des transports innovants tout en prenant la suite de Julien au PIC. Julien, lui, part pour l’année au Canada et découvre Entrepreneuriat Laval, l’un des premiers accélérateurs d’entreprises au monde. Quand Morgan explose le carnet d’adresses et ramène 12 sponsors au PIC, Julien développe sa culture entrepreneuriale et commence à croire à un projet d’école de pilotage de voitures anciennes, à l’image des modèles exposés sur son lieu de stage.

« L’idée avait germé à force d’en parler autour de moi et d’avoir des réactions très positives. Je décide de rappeler Bruno Gardien » explique Julien.

Les deux hommes pactisent et en excellent mentor, Bruno relit les plans d’affaires, corrige les premiers contrats, apprend à sa jeune pousse l’attitude d’un business man, et le met en garde contre les pièges du marché. Paré, Julien enchaîne les démarches et contacte constructeurs automobiles et circuits de course.

« Le constructeur Crosslé Car Company avait une vieille Formule Ford dans son usine d’Irlande du Nord, et le directeur du circuit de Charade, légendaire pour le sport automobile en France dans les années 70, est séduit par mon projet » confie Julien, qui, de retour du Canada en mai 2016, rencontre enfin tous les acteurs avec qui il échangeait à distance.

Depuis mars 2016, Morgan a décidé de le suivre dans l’aventure.

« J’ai accepté, parce que j’avais suivi toutes les étapes de sa réflexion. Je venais d’ailleurs de m’engager aux côtés de Vincent Beltoise, pilote de course et élève sportif de haut niveau à l’INSA pour m’occuper de ses partenaires et le suivre sur les circuits. Il aura en fait lui aussi un rôle à jouer dans l’aventure » ajoute Morgan.

Les deux insaliens s’envolent alors pour l’Irlande du Nord à la rencontre de Paul McMorran, directeur de Crosslé Car Company. Et là encore, le projet va prendre une autre dimension.

« On ne voulait pas juste acheter une voiture, on voulait lui expliquer pourquoi. Et on découvre qu’il possède encore tout le savoir-faire et l’outillage pour fabriquer ces anciennes voitures ! On lui propose un deal : on conserve le châssis, la ligne, l’esprit et les sensations de vieux modèles, mais on change le moteur pour que les normes de bruits des circuits soient respectées et on permet l’adaptabilité du pilote » précise Julien.

Avec Morgan, ils achètent la Crosslé 16F d’un ancien pilote irlandais, Tommy Reid, et passent une commande de 7 voitures neuves au PDG de Crosslé Car Company. C’est décidé : l’école de pilotage ouvrira ses portes en juin 2017.

« Une poignée de main a suffi. Paul McMorran ne nous a pas demandé d’acompte, a lancé la production et nous a proposé un échéancier. C’était incroyable ! » se souviennent les deux étudiants.

La Classic Racing School est sur les starting-blocks avec une offre de service très simple : des monoplaces rétro, des locaux aménagés au look vintage, et une vraie expérience haut de gamme aux airs de voyage dans les années 1970. Concernant les voitures, il s’agit là de proposer un produit plaisir à des clients passionnés qui leur permet d’accéder à un réseau de contacts et qui par la même occasion aident deux jeunes entrepreneurs passionnés d’automobile à monter leur école de pilotage.

« L’idée est de rendre un acheteur propriétaire d’un des 7 exemplaires de Crosslé uniques au monde, de stocker et assurer l’entretien de sa voiture sur le circuit de Charade, de lui organiser des journées circuit en totale prise en charge, et de proposer son véhicule à nos clients de l’école de pilotage, encadrés par des pilotes comme Vincent Beltoise ou des instructeurs » résume Julien.

4 acheteurs se sont déjà portés acquéreurs et pourront découvrir comme le grand public le modèle construit par Crosslé Car Company le jeudi 23 février 2017 à Londres, lors du festival Historic Motosport International 2017.

En attendant, Julien et Morgan ont obtenu le statut d’étudiant entrepreneur et bénéficient du soutien de l’incubateur lyonnais Beelys. Ils se consacrent à 100% à leur société depuis la fin du mois de janvier 2016 et font figure d’ambassadeurs de la filière créée sur la base de leur profil : la filière entrepreneuriat qui s’adresse aux étudiants créateurs d’entreprise pendant leurs études. Ils seront ingénieurs diplômés l’an prochain de l’INSA Lyon.

 

Mots clés

13 déc
13/déc/2016

FORMATION

Félicitations à Olivier Brourhant !

Olivier Brourhant vient d’être élu Entrepreneur suisse de l’année 2016 par EY ! Portrait d’un ingénieur INSA Lyon diplômé du département Informatique en 1996, fondateur et PDG d’Amaris, groupe suisse de conseil en systèmes d’informations et organisation, né il y a 10 ans à peine.

 

Mots clés

14 juin
14/juin/2016

INSA LYON

Appli "SOLEN" : quand deux INSA se rencontrent sur les bancs d’HEC

Diplômés INSA, l’un à Lyon et l’autre à Strasbourg, Clément Henry et Thomas Tirtiaux se retrouvent sur les bancs d’HEC et vivent alors un véritable coup de foudre entrepreneurial. Leur premier-né s’appelle SOLEN, une application destinée à trouver le meilleur spot ensoleillé où que vous soyez !

Comment est né SOLEN ?

Thomas Tirtiaux : L’idée m’est venue en me baladant à Londres en mai 2015. Il faisait très beau et j’ai cherché pendant un bon moment une terrasse au soleil pour boire un verre. Je n’ai jamais trouvé ! Je me suis demandé que faire pour que ça n’arrive plus et à partir de là tout s’est enchaîné. Inspiré par la technologie utilisée dans le domaine du photovoltaïque, j’ai créé un algorithme qui associe du traitement d’image aux courbes d’équation du temps, recoupé aux données météo.

Clément Henry : En Mastère Spécialisé Management de Grands Projets à HEC, il fallait que nous menions un projet de création d’entreprise. En discutant ensemble, on s’est dit qu’on devait aller plus loin et carrément créer une start-up à partir de ce que Thomas avait trouvé. Notre jury de classe nous a convaincu. Nous avons présenté le projet devant des professeurs et des investisseurs, qui nous ont dit que c’était le meilleur projet de création d’entreprise qui leur avait été présenté depuis dix ans ! On s’est donc mis au travail !

Thomas Tirtiaux : L’appli « SOLEN » est aujourd’hui en cours de développement et devrait être disponible en septembre !

 

Que vous apporte cette aventure entrepreneuriale ?

Elle d’abord commencé parce ce coup de foudre professionnel avec Clément ! On s’était croisé au High Five à Toulouse (ndlr : rencontre Groupe INSA) en 2013 quand on était élève-ingénieur et le hasard a bien fait les choses quand on s’est retrouvé 2 ans plus tard par hasard dans la promo du Mastère HEC à Paris !

Thomas est un créatif et moi, j’apporte la vision opérationnelle. Aujourd’hui, on a été rejoints par Enzo, aussi dans notre promo, et Geoffroy, en HEC commerce. SOLEN, c’est le mot suédois pour dire soleil, on ne voulait pas de traduction dans une langue courante. On vise deux marchés : le lifetime, et l’immobilier, et on a déjà nos premiers clients. Notre application est aujourd’hui en cours de développement et devrait être disponible en septembre.

Dans une start-up, le plus important, c’est l’énergie de l’équipe, et comment la consommer au mieux. J’ai déjà vécu l’expérience d’une première start-up quand j’étais étudiant et pour moi, c’est 5% d’idée, 95%, l’équipe. Parce que c’est sa force qui fera tenir face aux aléas.

Aujourd’hui entrepreneurs, que pouvez-vous nous dire sur votre bagage d’ingénieur INSA ?

La technologie SOLEN est technique et scientifique, il fallait le background ingénieur pour la comprendre. En Génie Industriel, département que j’ai choisi à l’INSA Lyon, j’ai aussi appris à m’organiser, à conduire des projets, à avoir une vision à court, moyen et long terme. J’ai aussi fait pas mal d’associatif sur le campus. Et à la fin de mes études, j’ai eu envie d’une aventure pour commencer ma vie professionnelle, j’ai choisi de m’inscrire dans le Mastère Spécialisé Management de Projets pour découvrir autre chose. L’opportunité de monter avec une boîte avec Thomas s’est alors présentée…

Moi, j’ai fait le département Génie Climatique et Energétique de l’INSA Strasbourg. C’est toute la théorie que j’y ai apprise qui a servi de base à SOLEN. J’ai aussi fait pas mal d’associatif, et c’est ce qui pour moi permet de se développer socialement. 

Un message aux élèves-ingénieurs ?

Pendant les études, c’est le meilleur moment pour lancer sa boîte.

On n’a qu’une vie !

Informations complémentaires

Mots clés

Pages