INSA LYON

18 sep
18/sep/2018

INSA LYON

 « Il ne faut pas baisser les bras,
tout est possible ! »

Vahan Sarafian, ingénieur INSA et architecte Internet des Objets chez Spie ICS, a le sens des opportunités. Entre amour de son pays d’origine, l’Arménie, et la fierté d’être INSA, il gravit les échelons au sens propre comme au sens figuré, en témoigne son ascension de la plus haute montagne d’Arménie.

Quel a été votre parcours avant d’intégrer l’INSA Lyon ?
J’étais un élève plutôt moyen au lycée, mais j’avais l’ambition d’intégrer l’INSA Lyon. J’ai postulé sans grande conviction. Quand après mon baccalauréat, on m’a annoncé que je n’étais pas retenu, j’ai hésité entre la déception et le soulagement. Je savais que je n’aurais pas réussi comme il se doit mon parcours INSA avec mon dossier. J’ai préféré m’orienter sur un DUT spécialisé en Réseaux et Télécommunications à l’IUT de Valence. C’est en prenant exemple sur mon cousin Viken qui a intégré l’INSA après l’IUT que je me suis dit que moi aussi j’en avais le potentiel. Après deux ans de formation et un stage en tant que Technicien réseau en Arménie, je suis allé à la Journée Porte Ouverte de l'INSA Lyon pour rencontrer Hugues Benoit-Cattin, qui à l’époque était directeur du département Télécommunications, Services et Usages (TC). Il m’a conseillé d’avoir une très bonne lettre de motivation pour pouvoir prétendre aux entretiens d’admission en troisième année. J’ai terminé mon DUT vice-major de promo et avec une expérience à l’internationale. Cela m’a permis d’intégrer l’INSA sans entretien, et cette annonce a été une réelle réussite pour moi ! La morale est qu’il ne faut pas baisser les bras. Tout est possible !

Comment s’est déroulé votre parcours scolaire en TC ?
Après une semaine d’intégration où j’ai rencontré des personnes sympas qui sont d’ailleurs restées des amis, j’ai été confronté à un revers de médaille. J’avais été formé en IUT et je devais réapprendre à travailler afin de gérer la charge de travail à l’INSA. Avec mes amis de troisième année, on s’est épaulés en révisant ensemble. Après mon stage de 3TC que j’ai effectué dans un laboratoire de recherche en Crête, un de mes professeurs, d’origine arménienne, m'a proposé d'effectuer un échange en Arménie en 5TC. Le but était d’ouvrir un partenariat avec une école là-bas. Étant déjà engagé pour la filière Chine de TC afin d’effectuer un semestre à Shanghai, le projet ne s’est pas fait. J’ai vécu en Chine une expérience géniale mais en passant à côté de l’opportunité d’un échange avec une école arménienne, un pays qui me tient à cœur. Aujourd’hui, j’aimerais encourager les étudiants INSA à se tourner vers les petits pays. On est souvent guidés pour aller aux États-Unis ou en Asie, mais je pense qu’on peut tout aussi bien s’épanouir dans des écoles aussi prestigieuses dans de plus petits pays. Beaucoup d’amis INSA sont partis dans des universités européennes et en étaient très contents !

Et votre parcours professionnel ?
Pour ma dernière année au département TC, j’ai effectué un stage de 6 mois chez SPIE en tant qu’architecte junior. Cette expérience m’a été bénéfique et la direction m’a proposé un contrat pour rejoindre l’équipe lyonnaise alors que je n’étais pas encore diplômé. C’est une réelle chance et la formation INSA contribue à obtenir ce type de proposition. Je devais d’abord aller passer mon semestre à Shanghai mais avant même d’avoir terminé, j’avais déjà des contacts pour établir mon contrat chez SPIE. J’ai signé. C’est une super entreprise qui a plusieurs liens avec l’INSA. D’abord, la plupart de mes collègues sont des INSA TC. J’ai été formé par d’anciens étudiants de l’école et je vais à mon tour en former d’autres. De plus, je travaille sur un projet adossé à la Chaire Internet des Objets signé entre l’INSA et SPIE. Je suis donc en lien avec mes anciens professeurs. C’est un vrai plaisir de leur donner du travail !

Cet été, vous avez atteint le point culminant de l’Arménie. Un défi ou une envie ?
Une envie plutôt. Un ami guide de haute montagne m’a proposé l’ascension, et je l’ai accompagné tout simplement. J’ai ajouté un autre regard sur l’Arménie, et au-delà des frontières, j’ai fait le souhait que l’INSA Lyon, école dont je suis fier, puisse créer des partenariats avec les écoles et universités de mon pays d’origine.