ENTREPRISES

18 déc
18/déc/2019

ENTREPRISES

Julien Honnart : « ma start-up est née à l’INSA quand j’étais étudiant » 

C'est au cours de sa formation que Julien Honnart, fondateur et président de Klaxit, a l'idée qui lui permettra de créer son entreprise. Aujourd’hui à la tête d’une équipe de 35 personnes, cet ingénieur INSA diplômé en 2011 du département Télécommunications, Services et Usages, Julien a le sens du service et la curiosité de ceux qui voyagent. Portrait.

C’est au cours de sa 4e année d’études à l’INSA Lyon que l’idée de connecter la voiture à internet germe dans l’esprit de Julien Honnart. « La voiture était à l'époque un objet non connecté à Internet, avec peu de services associés. Avec mes camarades de l’époque, en groupe de travail, on a imaginé un boîtier connecté à la voiture et relié à internet proposant des services sur plateforme web », explique l’ingénieur. 
Covoiturage pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, éco-conduite pour faire des économies de carburant, assurance au kilomètre ou encore diagnostic voiture pour trouver le garagiste le moins cher… Le groupe ingénieux termine alors premier d’un concours d’innovation, sur le vote d’un jury composé d’enseignants et d’industriels. « On a obtenu une reconnaissance des industriels qui nous engageaient à poursuivre sur ce projet prometteur », précise Julien.

L’inspiration californienne
Quelques mois plus tard, toujours étudiant, Julien prend la direction des États-Unis pour un stage à San Francisco, dans la Silicon Valley. Il découvre alors un univers extrêmement connecté, et un objet qui suscite un engouement sans précédent : le smartphone.

« Beaucoup de gens avaient le premier iPhone, ce qui n'était pas du tout le cas en France. Le boîtier qui nous mettait en dépendance des constructeurs automobiles, tout le monde allait l'avoir dans sa poche ! De quoi m’amener à challenger ce projet qui était devenu le mien, et à créer une application pour mobile en proposant l'un des services imaginés à l'INSA : le covoiturage sur les trajets quotidiens. En plus de la dimension écologique, qui est un prérequis de base pour moi, l’idée me plaisait de mettre en relation des gens qui ne se seraient jamais croisés sans mon offre de service », se rappelle Julien.
De retour en France, il développe le premier prototype de l’application au cours de son passage dans la filière entrepreneuriale de l’INSA Lyon, accessible en 5e année. Il trouve alors le nom de son appli : WayzUp. Mais à la même époque, une autre application que Google va racheter se fait une bonne place sur le marché, le GPS Waze.

La naissance de Klaxit
Tout juste sorti de l’INSA, le jeune homme entre à HEC pour compléter sa formation par un master, avant de se lancer dans la création de sa société. WayzUp naît pour devenir Klaxit après 7 ans d’existence. « J’aimais beaucoup le nom que j’avais trouvé et j’ai dû prendre la décision difficile de l’abandonner ! Waze up sera finalement rebaptisé Klaxit au début de l’année 2018 », indique Julien. Le symbole du klaxon orange qui suivait le projet depuis le début, que les covoitureurs se faisaient passer au fil des trajets, est devenu l’emblème de cette application qui permet aujourd’hui à une équipe de 35 personnes de développer le covoiturage. « Notre objectif est de déployer Klaxit partout en France, pour développer le plus grand réseau de covoiturage domicile-travail. Depuis 2019, on l’a lancé dans une dizaine de nouvelles villes et avons signé en juillet le rachat d'iDVROOM, filiale covoiturage de la SNCF, faisant de nous le leader européen du secteur. Le covoiturage est une vraie solution que nous proposons aux métropoles de prendre en considération. Nous sommes en train de préparer une nouvelle levée de fonds et, pour l’anecdote, nous déployons Klaxit sur le campus de l’INSA, là où le concept est né », conclut Julien Honnart.

©Klaxit​