VIE DE CAMPUS

18 oct
18/oct/2018

VIE DE CAMPUS

Adrien Lepic : « J’ai entrepris une année de césure »

Adrien Lepic vient de rentrer en 5e année au département Informatique (IF) après une année de césure, parti à la conquête du réseau européen des Junior-Entreprises… Retour sur l’expérience d’un INSA qui a trouvé sa voix chez ETIC INSA Technologies, la Junior-Entreprise de l’INSA Lyon.

130 associations sont présentes sur le campus de l’INSA Lyon, pourquoi ETIC INSA Technologies ?
J’avais envie de prendre part à un processus de création de valeur. À notre âge, on a déjà quelques cordes à notre arc, un étudiant sait déjà faire un minimum de choses. Le but est donc de s’investir un peu plus et de commencer à être utile pour les autres tout en restant étudiant. On met la théorie en pratique et ça devient concret. La Junior-Entreprise est également un excellent moyen de se valoriser en entretien. Avoir été actif dans une Junior-Entreprise est bénéfique sur un CV.
ETIC m’a accueilli à bras ouverts, tellement bien que j’y suis resté pendant trois ans sur mes cinq années INSA. Ma scolarité adossée à mes responsabilités à ETIC m’ont permis d’affiner mon projet professionnel et de faire des choix. L’insertion professionnelle fait toujours peur à un étudiant, je voulais mettre toutes mes chances de mon côté. En trois ans, j’ai été d’abord chargé de mission, puis chargé d’équipe pour terminer vice-président.
Malgré ces trois années où je me suis impliqué en tant qu’étudiant dans une Junior-Entreprise, j’avais envie de plus. J’avais envie de m’investir d’une autre façon et d’être encore plus actif dans le réseau. Pour ce faire, l’idée d’une année de césure était à envisager. J’ai commencé à en parler au directeur du département IF dès ma 4e année en janvier 2017. J’ai motivé ma demande en expliquant bien que ce n’était pas dans le but de ralentir mes études mais d’utiliser cela comme d’un tremplin pour mes objectifs professionnels. Après, j’étais déjà très impliqué à ETIC, ça a donc été plus facile de motiver cette envie.

Pourquoi avoir choisi de couper vos études durant une année ?
L’année de césure offre, selon moi, de nombreuses opportunités. La première était de me connaître mieux en milieu professionnel. Je voulais savoir comment j’aimais travailler, quelles étaient mes limites, comment je pouvais être efficace… En tant qu’étudiant, je trouve que l’on n’est pas assez poussé à être soi dans le travail et du coup, ce regard sur soi est nécessaire car on ne peut pas vraiment apprendre tant que l’on a pas essayé.
Mon deuxième objectif était d’obtenir une expérience professionnelle à l’internationale plus longue qu’un stage. Pouvoir travailler avec des personnes venant d’autres horizons, avec d’autres cultures, d’autres habitudes… Le facteur international est toujours compliqué car il faut que tout le monde s’adapte et passe au-dessus de la barrière de la langue.
Le dernier objectif est un peu la cerise sur le gâteau. Avoir une expérience internationale longue permet de s’insérer dans un réseau. Pour ma part, il était surtout européen mais dorénavant, je pourrai compter sur des personnes pour m’aider un peu partout dans le monde.

Qu’avez-vous fait durant cette année ?
Tout a commencé en avril 2017 avec la passation. J’ai été élu au poste de Secrétaire Général de la Confédération Européenne des Junior-Entreprises appelée JADE (Junior Association for Dévelopment in Europe). Nous étions un bureau de quatre élus avec en appui une équipe composée d’une quinzaine de personnes.
Plusieurs responsabilités m’ont été confiées. D’abord, j’étais chargé d’aider chaque Confédération des Junior-Entreprises nationale afin de garantir la qualité du réseau. J’étais également en charge des ressources humaines avec notamment le recrutement des membres de l’équipe d’appui et également celui du prochain bureau. Pour coller à ma formation, j’ai également aidé la JADE d’un point de vue informatique, avec la gestion du site web. Enfin, je me suis occupé des aspects légaux. C’était plus simple que ce soit moi pour la bonne raison que j’étais le seul à parler français et que les textes de lois étaient en français.
On était aussi en appui des autres personnes du bureau sur des projets plus transversaux. Celui auquel j’ai le plus aimé participer a été celui de la stratégie triennale qu’il fallait réfléchir pour le prochain bureau. Nous avons été confrontés à ce moment-là, à toutes les problématiques liées à l’international : se faire comprendre en anglais, gérer les différences de culture et d’habitudes…

Quel message pourriez-vous livrer aux autres étudiants ?
Je pense que les étudiants doivent davantage s’investir dans la vie associative. Le but est de faire du pratique afin d’associer la théorie obtenue en cours. Tout ne s’apprend pas dans les livres, comme par exemple la gestion de projet ou le management, qu’il faut appliquer sur des problématiques terrains afin de mieux comprendre.
Mes études insaliennes associées à cette expérience associative et à la JADE m’ont formé plus que si j’étais resté un simple étudiant.

JADE, la Confédération Européenne des Junior-Entreprises regroupe l’ensemble des fédérations et confédérations nationales de Junior-Entreprises en Europe. Elle se compose de 280 Junior-Entreprises sur 15 pays européens pour 28 000 Junior-Entrepreneurs avec un chiffre d’affaire de 16 millions d’€.
ETIC INSA Technologies, la Junior-Entreprise de l’INSA Lyon, n’accueille pas moins de 80 junior-entrepreneurs avec un chiffre d’affaires de plus de 100 000€.