VIE DE CAMPUS

08 avr
08/avr/2020

VIE DE CAMPUS

Chroniques Culturelles INSA : premier contact*

Par Cécile Beaugiraud, responsable du service culturel de l'INSA Lyon

Imaginer maintenant est une nécessité pour chacune et chacun, et ce, particulièrement en cette période de confinement. C’est pourquoi nous avons décidé de proposer à la communauté INSA de vivre autrement la culture. Chaque semaine, ces chroniques à suivre sur la page facebook de l’INSA Lyon, nous permettront de découvrir des artistes professionnels et des artistes en herbe programmés ou reprogrammés et qui nous interpellent tant par les sujets qu’ils évoquent que par les formes proposées.  

Dans cette première édition, nous avons choisi de présenter Révolte, pièce écrite par la très engagée autrice britannique Alice Birch, couronnée de récompenses internationales, et mise en scène par Béatrice Bompas, comédienne et metteuse en scène de la Compagnie de la Commune, formée à la très renommée école de la Comédie de Saint-Étienne.

Les thèmes abordés dans cette pièce reprogrammée en janvier 2021 nous sont particulièrement proches : famille, travail, place dans la société, respect du corps, engagement…  

Béatrice Bompas, artiste associée de la saison Culture INSA, sera à l’honneur avec deux pièces et des animations d’ateliers : Révolte d’Alice Birch et Je reviens de loin de Claudine Galea (autrice associée depuis 2015 au Théâtre national de Strasbourg). 
Ne manquez pas ces rendez-vous qui vous surprendront, bouleverseront, transformeront.

Avant de donner la parole à Béatrice Bompas, nous vous confions à Edgar Morin, dont la justesse nous invite à la réflexion et au partage :

« Nous passons brusquement d’une civilisation de la mobilité à une obligation d’immobilité. Nous vivions principalement dehors, au travail, au restaurant, au cinéma, aux réunions, aux fêtes. Nous voici contraints à la sédentarité et l’intimité. Nous consommions sous l’emprise du consumérisme, c’est-à-dire l’addiction aux produits de qualité médiocre et vertus illusoires, l’incitation à l’apparemment nouveau, à la recherche du plus plutôt que du mieux. Le confinement pourrait être une opportunité de désintoxication mentale et physique, qui nous permettrait de sélectionner l’important et rejeter le frivole, le superflu, l’illusoire. L’important c’est évidemment l’amour, l’amitié, la solidarité, la fraternité, l’épanouissement du Je dans un Nous. Dans ce sens, le confinement pourrait susciter une crise existentielle salutaire où nous réfléchirions sur le sens de nos vies. » - Edgard Morin, Libération 28/03/2020

Découvrez dès maintenant la première chronique culturelle INSA !

 

* En référence à Premier contact ou L'Arrivée au Québec (Arrival), film réalisé par Denis Villeneuve.