Entrepreneuriat

02 Dic
02/12/2021

Sciences & Société

Deeptech Tour, la tournée des campus.

Le Deeptech Tour met les projecteurs sur la Deeptech : des startups hautement technologiques qui façonnent le monde de demain, souvent issues de long travaux de recherche qui aboutissent sur une idée, une technologie qui changera notre quotidien. 

  • Vous êtes chercheur et vous vous demandez comment donner davantage d’impact à vos travaux de recherche ? 
  • Vous êtes doctorant et vous posez des questions sur l’après et sur votre employabilité ? 
  • Vous êtes étudiant et souhaitez découvrir de nouvelles opportunités pour votre cursus et votre future carrière ?

Rejoignez le Deeptech Tour pour comprendre comment les projets Deeptech valorisent vos publications et votre thèse, comment les liens se tissent entre startup et monde de la recherche et comment vous lancer dans l’entrepreneuriat ; si cela vous tente. 

Derrière chaque startup Deeptech, il y a des individus qui étaient à votre place avant de se lancer. Ils et elles sont chercheurs, doctorants, étudiants ou entrepreneurs et ils ont décidé de valoriser leur travaux différemment. Venez les rencontrer, ils partageront avec vous leur histoire, leur parcours et leur passion. 

Au programme :

  • Des tables rondes dont les maîtres mots sont concrets et actionnables
  • Des retours d’expériences inspirationnels de personnes de ceux qui l’ont fait
  • Des workshops en petits comités privilégiant l’échange et les interactions
  • Des rencontres qui pourraient changer les choses 

 

 

 

29 Abr
29/Abr/2021

FORMATION

L’entrepreneuriat étudiant sous Covid 

En février dernier, l’INSEE publiait son rapport annuel sur la création d’entreprises en France. Contre toute attente et malgré la crise sanitaire, le pays enregistre une augmentation des immatriculations d’entreprises de +4 % par rapport à l’année précédente : la Covid-19 ne semble donc pas, en apparence, avoir freiné les efforts entrepreneuriaux. Plus encore : les jeunes de moins de 30 ans représentent, toutes catégories d’entreprises confondues, près de 38,5 % des sociétés créées. Du côté de la filière étudiant entreprendre à l’INSA Lyon, si l’année 2020 a été tumultueuse, la promotion semble vouloir aller de l’avant. L’entrepreneuriat est-il encore possible en cette période ou relève-t-il encore d’un pari fou ? Ici, quelques éléments de réponses. 

Une bonne FÉE qui n’a pas été épargnée par la Covid
La « FÉE », pour « Filière Étudiant Entreprendre », est l’incubateur pédagogique commun à l’INSA Lyon
1. Chaque année et en conditions normales, la filière accueille des étudiants désireux de porter un projet d’entreprise. Depuis sa naissance en 2000, près de 500 étudiants ont bénéficié d’un accompagnement particulier : entre cours, conférences, coaching et temps de travail, la formation de cinq mois permet aux étudiants d’acquérir les compétences nécessaires à la création d’entreprise. 
Sébastien Perros est responsable pédagogique de la filière étudiant entreprendre. Pour ce professeur-entrepreneur, il n’est pas question de nier la difficulté posée par l’année 2020, malgré les chiffres statistiques. « En temps normal, nous avons généralement deux à trois projets qui se transforment en entreprises. En 2020 et sur les 7 projets en cours, un seul a véritablement émergé. Et pour cause, monter des boîtes en distanciel n’est pas chose facile : si l’idée est incubée sur le campus, il faut à un moment où un autre aller à la rencontre des investisseurs. Cette partie-là n’a pas été faisable à cause du Coronavirus », explique Sébastien Perros.

Confinement : baguette magique de la motivation ?
En janvier, alors que la situation sanitaire du pays ne semble toujours pas stable, les équipes pédagogiques de la FÉE hésitent quant à l’ouverture de la filière pour l’année 2021. Mais finalement, l’énergie étudiante aura fait pencher la balance. « Nous avons été en contact avec des étudiants extrêmement motivés à rejoindre la filière. Le retour des cours en présentiel a aidé à l’organisation, et aujourd’hui tout fonctionne parfaitement. Nous accueillons une vingtaine d’élèves, un peu moins que d’habitude pour adapter nos temps de travail aux contraintes sanitaires. Cette année, nous avons un groupe très homogène en matière de compétences, avec des étudiants en provenance de tous les départements de spécialité de formation. À présent, les chevaux sont lâchés : les confinements et la situation sanitaire ont décuplé la force de travail et la motivation de nos futurs jeunes entrepreneurs », ajoute le responsable pédagogique.

La crise sanitaire, ce berceau d’idées à impact 
Parmi le groupe d’étudiants-entrepreneurs, Clémence, Pierre, Marion et Laurine ont choisi de puiser leur sujet d’étude dans l’émergence des problématiques de société accentuées par la crise sanitaire. Ici, la dépression. « Notre projet est celui d’une application capable d’accompagner les proches des victimes de dépression. Quelques années avant la Covid, personne ne nous aurait pris au sérieux : la dépression, c’était plutôt tabou. Mais aujourd’hui, la crise a mis en lumière cette maladie qui touche chacun d’entre nous de près ou de loin. Les proches sont une clé essentielle à la guérison des personnes dépressives et nous espérons que notre solution sera en mesure d’assister ceux qui sont témoins du mal-être », explique Clémence Bechet, en 5e année de génie mécanique.
Encore au stade préliminaire du lancement du projet, l’équipe étudiante voit loin. « Nous sommes actuellement en train de créer un conseil scientifique composé de neuroscientifiques, de psychiatres, de psychologues cliniciens, pour valider le contenu scientifique de notre application. Même si notre groupe de travail est composé de deux étudiantes en master en cancérologie et de deux ingénieurs, les compétences techniques ne font pas tout ! Il faut s’entourer pour que notre projet puisse être le plus efficace possible, de la naissance de l’idée jusqu’à l’utilisateur final. D’ailleurs, nous avons déjà choisi le nom de l’application, qui entre aussi en résonnance avec ce que l’on vit actuellement : « LUMI », pour l’image de la lumière à laquelle se raccrocher dans les périodes sombres. Nous aimions aussi l’idée que lorsque l’on prononce le nom de cette appli, on sourit », s’amuse l’étudiante. 

Malgré les incertitudes économiques qui peuvent planer sur le pays, les jeunes étudiants n’ont pas peur. Ils entament le début de l’aventure avec un mantra : celui d’avoir confiance en l’avenir. « Fin juin, nous aurons terminé notre formation. Une fois sortie de l’école, j’espère participer à la vie de LUMI autant que possible et même si ça n’est pas le cas, j’aurais essayé et appris. Je reste confiante quant à l’aboutissement de notre projet car je pense qu’il répond à un vrai besoin de notre société actuelle. L’avenir nous le dira ! », conclut Clémence.

Marion Brun (Université Lyon 1), Clémence Bechet (5e année de génie mécanique), Laurine Grosmollard (Université Lyon 1) et Pierre Scheer (5e année d’informatique)

L’objectif de la Filière Étudiant Entreprendre (FÉE LyonTech) vise à former des ingénieurs à entreprendre, sur le support d’un projet vivant, qui fait appréhender et assumer les risques propres à l’entreprise. C’est une option de six mois, de février à septembre, de la dernière année du cycle ingénieur. Elle remplace le projet ou le stage de fin d’étude.
Cette filière apporte un complément aux futurs ingénieurs pour développer leurs capacités à manager une équipe, piloter un projet innovant et créer une activité ou une entreprise nouvelle. Elle permet d’acquérir la pratique des grands outils de la direction d’entreprise et de projet, et d’en maîtriser les processus et les comportements, par la pédagogie de l’expérience.
Plus d’informations : https://www.insa-lyon.fr/fr/cultiver-l-esprit-d-entreprendre-fee-lyontech 

[1] La filière étudiant entreprendre est également ouverte aux étudiants de l’Université Lyon 1

 

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03 Dic
03/Dic/2020

ENTREPRISES

Jeunes diplômés : comment avancent-ils dans la tempête Covid ?

L'entrée dans la vie active est une étape clé du parcours d’étudiant souvent ponctué de nombreux questionnements et de doutes. Comment faire vivre les enseignements reçus dans leur nouvelle vie de jeune actif ? Trouver sa voie et se projeter sur l’avenir n’est pas toujours facile dans un monde en perpétuelle évolution. Dans le contexte de crise sanitaire que le monde connaît actuellement, les questionnements semblent être exacerbés pour les jeunes diplômés. Entre un marché du travail en crise et un pessimisme perpétuel des médias, comment vit-on sa vie de jeune diplômé INSA en 2020 ? 

Si le passage du quotidien d’étudiant aux premiers pas dans la vie active représentait déjà une période de chamboulement important pour un jeune diplômé, le contexte Covid ne semble pas faciliter la transition. Récemment diplômé du département informatique, Grégoire Bailly déplore le manque d’opportunités et de rencontres sur lesquelles leurs camarades des promotions précédentes avaient pu compter. « Je suis un peu frustré de ne pas pourvoir me lancer pleinement dans la découverte de nouveaux horizons professionnels. J’ai réalisé mon stage de fin d’études en télétravail, donc pour commencer à se construire un réseau, les possibilités étaient limitées », explique Grégoire. 

En 2019, 67% des étudiants stagiaires avaient été recrutés avant leurs diplomations. Certains diplômés espéraient pouvoir compter sur cette tendance pour assurer leur insertion sur le marché du travail. Malheureusement pour Manon Anekkar, diplômée de génie mécanique, la réalité économique de son entreprise en a décidé autrement. « Après mon stage, je me suis laissée une semaine de pause pour souffler un peu et prendre un peu de recul sur la situation que nous étions en train de vivre. Mais dès le début de mes recherches, j’ai rapidement compris que les opportunités étaient moins nombreuses qu’à l’accoutumé. En attendant, je trouve du soutien auprès de mon entourage et je ne baisse pas les bras. Je compte sur le souffle qu’apportera la nouvelle année pour m’insérer dans la vie active », dit-elle.

À l’inverse de Manon, d’autres de ses camarades ont été plus chanceux. Quentin Bulot, diplômé du département génie énergétique et environnement a choisi la sécurité quand son entreprise d’accueil lui a proposé un CDI. « Lorsque j’étais étudiant, je m’imaginais me laisser le temps de découvrir plusieurs secteurs et entreprises différentes avant de poser mes valises. Pour tout avouer, la crise sanitaire a fait changer mon fusil d’épaule, et j’ai préféré jouer la carte de la sérénité avec un contrat à durée indéterminée », explique-t-il.

Si certaines entreprises restent prudentes sur les embauches, d’autres misent sur l’avenir et les compétences fraîchement acquises. C’est le cas pour Tanguy Keryhuel, ingénieur en génie industriel. Après un stage au sein d’un grand groupe de l’industrie du luxe, le diplômé INSA s’est vu proposé un contrat d’alternance doublé d’un financement pour réaliser un mastère spécialisé en management de projets et programmes. « C’était une superbe opportunité qui ne se refuse pas, surtout quand l’emploi paraît si incertain à l’extérieur. Moi qui ai toujours eu le regard tourné vers l’international, j’attends que les conditions sanitaires nous permettent à nouveau de voyager car mon entreprise propose des mobilités à l’étranger. C’est la seule chose que j’ai dû mettre en suspend à cause du Covid », dit-il.
Conscients du monde et du contexte dans lequel ils évoluent, les insaliens diplômés sont nombreux à évoquer l’importance de croire en l’avenir. Le jeune diplômé d’informatique Grégoire Bailly ajoute : « J’ai confiance en mon domaine de spécialité. La crise que nous traversons a déjà montré l’impérieuse nécessité de l’informatique, mais aussi ses limites, alors je ne suis pas très inquiet. La société d’aujourd’hui a besoin d’ingénieurs spécialisés en informatique pour résoudre les problématiques soulevées par la crise ».

D’autres ont préféré mettre leur raison de côté, pour se laisser guider par les choix de leurs cœurs. Martin d’Agay et Vincent Garcia se sont lancés dans l’aventure entrepreneuriale tout juste après leur diplomation en génie industriel en 2019. Le premier confinement avait été déclaré quelques mois après la création de leur start-up, Kikleo. « Nous avons développé notre projet au sein de la filière étudiant entreprendre pendant nos études à l’INSA. Notre défi est de réduire le gaspillage alimentaire en développant une solution à destination de la restauration collective. Manque de chance, notre outil s’est rapidement confronté aux mesures barrières édictées par le gouvernement. Il est clair que nous n’avions pas prévu de devoir faire face si rapidement à une tempête de cette envergure avec notre entreprise, mais nous avions décidé de relever le défi. Et aujourd’hui, nous avons pu embaucher deux stagiaires », explique Martin.  
En dépit de la fermeture des restaurants collectifs, Kikleo s’est adapté et a grandi avec ses fondateurs. « Nous avons tout de même essayé de tirer le meilleur de ce confinement car nous avons continué nos tests à la maison, réfléchi à la suite et développé de nouvelles idées. Se lancer dans l'entrepreneuriat à notre âge est déjà un défi, et gérer une entreprise en période de crise, l’est encore plus. Nous avons tiré beaucoup d’enseignements de toVincent Garciaut cela, et d’ailleurs peut-être le plus important : celui d’y croire profondément », confie Vincent.

Si le contexte sanitaire a apporté son lot de complications, les six jeunes diplômés restent confiants et optimistes. Dans une société chamboulée par une crise sans précédents, ils portent haut les valeurs humanistes de leur école.

 

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24 Jun
24/Jun/2020

VIE DE CAMPUS

Mob-Energy: the INSA start-up that is going full throttle

L'histoire de Mob-energy débute en 2013, au 5e étage de la résidence B sur le campus de l’INSA Lyon. Salim rencontre Ilyass, alors tous deux étudiants en première année d’études d’ingénieur. Les mois passent et l’amitié entre les deux étudiants s’affirme. Lorsqu’en 2016 est organisé un concours d’innovation par Volvo Renault Trucks, ils s’interrogent ensemble : comment pallier les problématiques de rechargement des voitures électriques, de plus en plus nombreuses ? 

À cette époque, Salim El Houat et Ilyass Haddout sont en 4e année de génie industriel et génie mécanique et développement. Quelques mois plus tard, le concept est né : un robot-batterie qui se connecte automatiquement au véhicule, éliminant toute problématique de construction de points de recharge fixes et sans mobiliser de places de parking. Baptisé « Bolt », la conception du robot évolue encore, soutenue par l’arrivée de Maxime Roy dans l’équipe, alors étudiant en génie industriel. « Bien que nous n’avions pas gagné le concours organisé par Volvo, nous avions gagné un nouvel associé et repartions avec la conviction que la problématique posée par le rechargement des véhicules électriques était pertinente. Dès notre rentrée en 5e année, nous avions rejoint la Filière Étudiant Entreprendre l’INSA Lyon pour monter notre entreprise et affiner la solution », se souvient Salim El Houat, désormais diplômé de l’INSA Lyon.

Durant un an, l’équipe s’efforce de poser les bases de la start-up. En juin 2018, les trois amis reçoivent un premier financement de la Fondation INSA Lyon, permettant de réaliser le premier prototype. Le campus était devenu leur laboratoire d’expérimentation : « Pour réaliser nos tests, nous avons eu la chance de bénéficier de véhicules électriques ou d’outils de mesure électroniques et surtout, des compétences des laboratoires nous environnant. Le laboratoire DISP avait par exemple lancé un groupe de travail avec des étudiants de l’INSA sur la gestion du traitement des commandes de recharge, le laboratoire Ampere nous a aidé à la conception de l’architecture et la programmation du robot et le CITI à la navigation autonome de Bolt. L’environnement insalien a grandement participé à la germination de nos idées, et d’ailleurs, même nos bureaux sont aujourd’hui sur le campus, dans les locaux du CEI d'Insavalor ! », explique Salim. 

Aujourd’hui, si le temps de la K-Ffêt et de la vie étudiante n'est pourtant pas si lointain pour les trois entrepreneurs, les voilà lancés dans une folle aventure, à la manœuvre d’une entreprise employant déjà 11 collaborateurs. Désormais respectivement CEO1, CTO2 et COO3, Salim, Ilyass et Maxime travaillent aujourd’hui à la recharge électrique de demain. « À l’heure où nous parlons beaucoup de mobilité électrique face au contexte écologique grave, nous pensons que la démocratisation de ce type de véhicules ne sera réellement possible que lorsque les enjeux de la recharge seront élucidés. Avec Mob-Energy, nous apportons une solution aux trois parties prenantes : les électromobilistes, qui peinent à trouver des prises de recharge en ville ; les acteurs du parking, élus un peu malgré eux comme support de la mobilité électrique ; et les acteurs de l’énergie, faisant face à l’augmentation de la demande. Depuis Bolt, notre prototype a évolué en même temps que nous travaillions avec des professionnels du parking, un monde qui, en théorie, reste en inadéquation avec les services de recharge qui exige que les usagers libèrent la borne - et donc la place de parking - une fois la recharge terminée. Pour réconcilier ces deux mondes, nous proposons un robot autonome qui, une fois installé sur un parking, stocke de l’énergie et se déplace de manière autonome jusqu’aux véhicules ayant commandé une recharge. Il se connecte et se déconnecte automatiquement via un module, un petit boîtier que l’utilisateur pose au sol avant de laisser sa voiture en stationnement », poursuit le CEO de la start-up. 

Efficacité du service variable selon les véhicules et les usages présents sur site ; sécurité face à un robot capable de se déplacer de façon autonome ; modèle économique à prouver… Si le robot « Bolt » avait été expérimenté sur les parkings du campus de l’INSA Lyon, son grand frère dénommé « Charles », doit aujourd’hui arpenter les sols enrobés des parkings citadins lyonnais et parisiens pour affirmer ses performances. « Bolt était un robot plat qui se plaçait directement sous la voiture pour la recharger. Mais nous nous sommes rapidement rendus compte que cette solution nécessitait de lever des verrous d'usages et technologiques qui allaient ralentir la mise sur le marché du produit. Charles, le petit dernier, a été imaginé en collaboration avec des designers, des usagers et des gestionnaires de parkings. Il vient se connecter à l’arrière du véhicule, et non plus en dessous. Il est désormais visible de loin car il est à hauteur de pare-brise. D’ailleurs, peut-être que demain, il pourrait assurer une mission de télésurveillance. C’est autant d’opportunités à creuser ! », dit Salim.

Et saisir des opportunités, c’est ce que va permettre le Fonds Pertinence Invest 2 à la jeune start-up. « Nous avons récemment réussi à obtenir une importante levée de fonds d’amorçage de la part de Sofimac Innovation, une société de gestion dédiée à l’investissement technologique dont la filiale de valorisation de l’INSA est partenaire. Nous avons pris pour habitude de travailler très étroitement avec Insavalor qui a assuré le lien avec ces partenaires avec lesquels nous partageons un alignement d’intérêts et de valeurs certain. Cette somme, 2,1 millions d’euros, va nous permettre d’aborder les premiers déploiements de notre solution. Nous sommes les premiers soutenus par ce nouveau fond, Pertinence Invest 2, et c’est très gratifiant. Ces encouragements sont indispensables pour nous, jeune entreprise, pour aborder la suite », ajoute le CEO de Mob-energy.

Adossée au marché de l’automobile aujourd’hui bouleversé par la crise du Covid-19, la start-up insalienne ne se laisse pas abattre. Pour Salim El Houat, deux indicateurs sont à prendre en compte : d’un côté le monde du transport en ville qui se transforme avec des logiques de véhicules partagés et moyens de locomotions doux. De l’autre, la voiture électrique qui reste une formidable opportunité pour la décarbonation de transport routier léger. « Malgré la crise sanitaire, nous abordons la suite des opérations avec une certaine confiance. Le secteur automobile électrique présente de belles perspectives, ce qui nous donne des raisons de croire que nous sommes sur la bonne route. Après nos expérimentations et la fin de la R&D, nous passerons à l’étape de la commercialisation et de l’industrialisation. Au sein de l’équipe, nous nous donnons 18 mois pour faire certifier notre produit, qui aura sûrement évolué en fonction des problématiques soulevées par nos clients suite aux expérimentations in situ. Et si d’ici fin 2021 l’objectif n’est pas atteint, nous sortirons notre casquette d’entrepreneur, et nous trouverons des solutions. L’aventure a commencé avec la philosophie insalienne : toujours remettre en question les acquis et ne jamais rompre le lien avec notre écosystème. Covid ou pas, nous trouverons une manière de nous insérer sur le marché ! », conclut le diplômé de Génie Industriel, confiant.

 

À propos de Mob-Energy
Mob-Energy est une start-up française qui développe une nouvelle solution en réponse à l’une des problématiques de la mobilité : l’accès à la recharge, les solutions existantes étant contraignantes pour les usagers et les gestionnaires de parking. Leur mission est d’accélérer la révolution électrique en rendant accessible et pratique la recharge des véhicules électriques, grâce à des robots-chargeurs. Mob-energy propose également un outil de simulation et de solutions de recharges « ME analytics » qui permet de simuler les solutions envisagées sur le site, préciser les coûts et analyser les taux d’efficacité.

 

1 Chief Executive Officer, directeur général
2 Chief Technical Officer, directeur des nouvelles technologies
3 Chief Operating Officer, directeur d’exploitation

 

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21 Ene
21/Ene/2020

ENTREPRISES

Chapelle Tech : votre espace de travail entièrement dans le Cloud

Travailler depuis n’importe quel poste de travail dans son entreprise ou chez soi, en ayant accès à tous ses documents et applications ? Certains en rêvent et d’autres le font ! Augustin Gaillot, ingénieur diplômé du département Informatique de l’INSA Lyon, et son cousin Félix Perreau, diplômé de l’ESSEC (Cergy-Pontoise), ont imaginé une solution pour les entreprises en créant un parc informatique clé-en-main sur le Cloud. Explications.

Le Cloud pour bureau informatique, c’est donc possible ?
Oui ! C’est ce que nous proposons aux PME aujourd’hui : une solution de parc informatique dans le Cloud accessible à tous les employés depuis n’importe quel poste de travail. On propose l’accessibilité technique et financière aux clients qui n’ont plus qu’à adapter leurs besoins de manière autonome. Tout est automatisé et nous sommes joignables tout le temps si besoin. 

C’est une révolution dans le monde du travail ! Comment est née l’idée ?
Quand j’étais encore étudiant à l’INSA ! Avec mon cousin, on refaisait souvent le monde au cours de nos discussions et on avait d’abord imaginé qu’on pourrait avoir le contenu d’un téléphone dans le Cloud. Mais comme la couverture réseau en France est affreuse, on a laissé tomber l’idée ! Et puis, on a pensé à l’intérêt d’avoir accès au contenu de son ordinateur partout, tout le temps. On était très inspiré par le Shadow, un ordinateur dans le Cloud pour jeux vidéo ! On a voulu appliquer le principe au monde professionnel en développant une infrastructure complète et favoriser le nomadisme du professionnel. On a travaillé sur le côté simplicité de l’intégration et fluidité de l’expérience pour que l’accessibilité aux entreprises soit très facile et légère. Plus de portes physiques pour travailler ! Notre vision à long terme est de développer une solution Cloud complète avec un compte pour se connecter à n’importe quel outil n’importe où dans le monde.

Grâce à votre projet, vous venez d’intégrer Station F, le plus grand campus de start-up au monde, basé à Paris dans la Halle Freyssinet. Comment vous sentez-vous ?
On n’en revient toujours pas ! On a créé Chapelle tech en décembre 2018 alors que j’étais à l’INSA, étudiant de la Filière Étudiant Entreprendre. On passe l’été 2019 à Lyon, en travaillant sur le projet avec un élève-ingénieur stagiaire du département IF et fin septembre, alors que mon cousin faisait sa rentrée en dernière année sous le statut étudiant entrepreneur, on apprend que le dossier que nous avions déposé est présélectionné pour nous permettre d’intégrer la Station F. Il n’y a que trente places ! C’est la Providence ! C’est aussi ça, l’entrepreneuriat, parfois, on a de la chance !

Où en êtes-vous dans votre projet ?
Nous avons embauché un développeur sénior à temps partiel avec 40 ans d’expérience dans les technologies qui nous concernent et on vient de recruter un développeur en CDI à temps plein. L’objectif est de développer une solution complète pour quatre ou cinq clients et optimiser l’intégration du parc informatique. C’est un produit très technique pour lequel j’ai dû apprendre tous les langages. C’est colossal et c’est grâce à mon parcours à l’INSA que j’ai pu gérer jusque-là tout seul. Quand j’étais étudiant en 4e année, je suis parti neuf mois à l’université de Tokyo pendant lesquels j’ai travaillé en recherche sur l’intelligence artificielle. J’ai aussi travaillé à temps partiel dans la société LGCE que deux autres INSA ont créé en 2013, Élies Guiheneuf et Loïc Leguille, qui propose des services d'expertise et d'accompagnement de projets touchants aux systèmes d'information, d'amélioration des processus, et de valorisation des données. Cela m’a permis d’aller chercher des compétences que j’utilise aujourd’hui dans mon job. Élies et Loïc nous ont par la suite beaucoup aidés, et ils continuent. 
Aujourd’hui, nous préparons une levée de fonds auprès de business angels et de fonds d’investissement, dans l’optique de pouvoir embaucher une dizaine d’employés d’ici fin 2020, issus de tous les corps de métier de l’informatique. Autre objectif : réduire l’impact sur l’environnement de nos solutions, qui consomment déjà 20% d’électricité de moins qu’un parc informatique classique. On va s’atteler à développer le data center le plus autonome en énergie et le moins émetteur de gaz à effets de serre possible !

 

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18 Dic
18/Dic/2019

ENTREPRISES

Julien Honnart : « ma start-up est née à l’INSA quand j’étais étudiant » 

C'est au cours de sa formation que Julien Honnart, fondateur et président de Klaxit, a l'idée qui lui permettra de créer son entreprise. Aujourd’hui à la tête d’une équipe de 35 personnes, cet ingénieur INSA diplômé en 2011 du département Télécommunications, Services et Usages, Julien a le sens du service et la curiosité de ceux qui voyagent. Portrait.

C’est au cours de sa 4e année d’études à l’INSA Lyon que l’idée de connecter la voiture à internet germe dans l’esprit de Julien Honnart. « La voiture était à l'époque un objet non connecté à Internet, avec peu de services associés. Avec mes camarades de l’époque, en groupe de travail, on a imaginé un boîtier connecté à la voiture et relié à internet proposant des services sur plateforme web », explique l’ingénieur. 
Covoiturage pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, éco-conduite pour faire des économies de carburant, assurance au kilomètre ou encore diagnostic voiture pour trouver le garagiste le moins cher… Le groupe ingénieux termine alors premier d’un concours d’innovation, sur le vote d’un jury composé d’enseignants et d’industriels. « On a obtenu une reconnaissance des industriels qui nous engageaient à poursuivre sur ce projet prometteur », précise Julien.

L’inspiration californienne
Quelques mois plus tard, toujours étudiant, Julien prend la direction des États-Unis pour un stage à San Francisco, dans la Silicon Valley. Il découvre alors un univers extrêmement connecté, et un objet qui suscite un engouement sans précédent : le smartphone.

« Beaucoup de gens avaient le premier iPhone, ce qui n'était pas du tout le cas en France. Le boîtier qui nous mettait en dépendance des constructeurs automobiles, tout le monde allait l'avoir dans sa poche ! De quoi m’amener à challenger ce projet qui était devenu le mien, et à créer une application pour mobile en proposant l'un des services imaginés à l'INSA : le covoiturage sur les trajets quotidiens. En plus de la dimension écologique, qui est un prérequis de base pour moi, l’idée me plaisait de mettre en relation des gens qui ne se seraient jamais croisés sans mon offre de service », se rappelle Julien.
De retour en France, il développe le premier prototype de l’application au cours de son passage dans la filière entrepreneuriale de l’INSA Lyon, accessible en 5e année. Il trouve alors le nom de son appli : WayzUp. Mais à la même époque, une autre application que Google va racheter se fait une bonne place sur le marché, le GPS Waze.

La naissance de Klaxit
Tout juste sorti de l’INSA, le jeune homme entre à HEC pour compléter sa formation par un master, avant de se lancer dans la création de sa société. WayzUp naît pour devenir Klaxit après 7 ans d’existence. « J’aimais beaucoup le nom que j’avais trouvé et j’ai dû prendre la décision difficile de l’abandonner ! Waze up sera finalement rebaptisé Klaxit au début de l’année 2018 », indique Julien. Le symbole du klaxon orange qui suivait le projet depuis le début, que les covoitureurs se faisaient passer au fil des trajets, est devenu l’emblème de cette application qui permet aujourd’hui à une équipe de 35 personnes de développer le covoiturage. « Notre objectif est de déployer Klaxit partout en France, pour développer le plus grand réseau de covoiturage domicile-travail. Depuis 2019, on l’a lancé dans une dizaine de nouvelles villes et avons signé en juillet le rachat d'iDVROOM, filiale covoiturage de la SNCF, faisant de nous le leader européen du secteur. Le covoiturage est une vraie solution que nous proposons aux métropoles de prendre en considération. Nous sommes en train de préparer une nouvelle levée de fonds et, pour l’anecdote, nous déployons Klaxit sur le campus de l’INSA, là où le concept est né », conclut Julien Honnart.

©Klaxit​

 

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17 Ene
17/Ene/2019

FORMATION

Rendre l’éducation accessible pour tous avec OpenClassrooms

À 13 ans, il crée son site internet. À 23 ans, il devient PDG d’entreprise. Et à 28 ans, il est désigné par le magazine Forbes comme l’un des 30 jeunes meilleurs innovateurs, entrepreneurs et dirigeants européens de l’année 2016. Ingénieur INSA diplômé en 2009, Pierre Dubuc est aujourd’hui à la tête de la célèbre plateforme d’éducation en ligne OpenClassrooms et œuvre à rendre l’éducation accessible à tous. Portrait d’un visionnaire.

De la chambre d’ado au leader européen de l’éducation en ligne

L’histoire incroyable de Pierre Dubuc commence lorsqu’il a 11 ans et rencontre Mathieu Nebra. Les deux amis se lancent dans la création d’un site internet offrant des tutoriels informatiques, le Site du Zéro, aujourd’hui devenu OpenClassrooms. « J’ai appris à coder et à programmer mes premiers sites internet très tôt. Tutoriels, forums d’entraide puis éducation en ligne, nous sommes passés par de nombreuses étapes avant d’en arriver à l’OpenClassrooms d’aujourd’hui avec la même volonté d’aider les autres. » La plateforme permet à trois millions de visiteurs par mois de développer leur employabilité sans barrière technique, financière ou de diplôme au moyen de cours en ligne individuels. La vocation est sociale et l’efficacité du système n’est plus à prouver : partenariat avec Pôle Emploi et autres grands acteurs de la formation et des nouvelles technologies, levée de fonds conséquents1… Les milliers de formations en ligne et la trentaine de parcours diplômants proposés par la startup de Pierre Dubuc ont permis à de nombreux « décrocheurs » du système de bénéficier d’une seconde chance en trouvant un emploi.

Étudiant à l’INSA Lyon et PDG de son entreprise

Pourtant avant les études supérieures, l’école n’était pas l’endroit préféré de Pierre. « C'est vrai que je me suis beaucoup ennuyé à l'école, en tous cas avant le bac. J’ai toujours été attiré par la technologie et choisir une formation d’ingénieur me semblait la continuité parfaite de ce trait de mon caractère. » 
En 2004, il intègre l’INSA Lyon et rejoindra le département Télécommunications Services et Usages, tout en montant sa première entreprise en parallèle. « À l'époque j'étais déjà très absorbé par le développement des premières itérations du Site du Zéro dont nous avons lancé la première version en 1999. Je garde de très bons souvenirs et de solides amitiés de mon passage à l’INSA. J’avais choisi cette école pour l’expérience sociale très stimulante qu’elle proposait et pour le caractère généraliste de la formation, qui m’a permis d’acquérir des connaissances dans des domaines divers. Je dois dire que je n’ai pas été déçu du voyage. » 
Lancé très tôt dans l’entrepreneuriat, Pierre n’a pas de plan de carrière mais s’est donné pour chemin de vie de rendre l’éducation accessible. « Je n’ai pas vraiment choisi d’être entrepreneur. Ce qui m’anime aujourd’hui, ce sont quatre moteurs, qui sont d’ailleurs ceux d’OpenClassrooms : audace, persistance, attention à l’autre et franchise. » 

« Apprendre aujourd’hui c’est construire demain »

Jeune PDG avant-gardiste dans l’âme, Pierre Dubuc veut avoir un impact humaniste et sociétal sur l’éducation. « Ma priorité est d’étoffer notre modèle à travers le monde et d’ici 2025, de permettre à un million d’étudiants OpenClassrooms de trouver un emploi ou d’évoluer dans sa carrière. » 
L’ancien insalien qui a vu très tôt dans le digital l’opportunité d’apprendre et de partager ses connaissances, continue de voir toujours plus loin, en donnant vie au savoir. « Formez-vous. Ne cessez jamais de vous former car apprendre aujourd’hui c’est construire demain. »

 

 

[1] En 2018, la startup a levé 60 millions d’euros, la deuxième plus importante de la FrenchTech cette année


 

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16 Ene
16/Ene/2019

VIE DE CAMPUS

L’entreprise de demain : quand les Junior-Entreprises INSA s’emparent du sujet

Le 7 février prochain, les Junior-Entreprises des six INSA français organisent conjointement une journée consacrée à l’entreprise de demain. Un événement majeur pour ces organisations étudiantes qui marquera le début de l’année anniversaire des cinquante ans du mouvement des Junior-Entreprises. Cette première édition sera ponctuée d’une conférence multi-campus qui se tiendra à Lyon et sera diffusée en temps réel sur les autres campus INSA. Rencontre avec Maïlys Pascail, présidente de la Junior Entreprise ETIC

Quel est l’objectif de cet événement organisé sur la thématique de l’entreprise de demain ?
Nous avons constaté que les étudiants sont très intéressés par les enjeux sociaux et environnementaux que rencontrent les entreprises mais souvent, ils n’ont pas connaissance de toutes les problématiques qui s’y rattachent. Le souhait est de faire de cette journée une occasion d’informer et de débattre. Pour cela, nous avons pensé l’événement en deux temps : durant des ateliers, les participants pourront découvrir les différentes problématiques de l’entreprise de demain et confronter leurs points de vue pour ensuite assister à la conférence multi-campus en fin de journée. En ce qui concerne l'atelier précédant la conférence, le principe sera de réfléchir sur quatre questions posées en amont par les intervenants aux étudiants. Nous avons également pris l’initiative de faire un micro-trottoir pour ajouter du corps aux ateliers, qui servira d’introduction à la conférence. Les personnes acceptant de participer au micro-trottoir répondront à des questions sur les problématiques d’entreprises et leur vision de cette dernière. Les questions/réponses seront ensuite proposées lors de la conférence pour que les entreprises répondent en direct tout en créant un débat avec les participants. L’objectif est de créer du dialogue entre les entreprises et les étudiants tout en leur donnant le temps de faire des retours d’expériences et des suggestions pour le futur.

Comment va se dérouler la conférence multi-campus qui clôturera cette
édition ?
Cette année, la conférence abordera le thème « oser la transition vers une entreprise durable : comment concilier enjeux et acteurs ? » en présence de quatre intervenants provenant d’horizons différents. Elle permettra de donner la parole aux entreprises, grandes ou petites, à propos de ce qu’ils attendent des étudiants et comment ces derniers peuvent s’intégrer dans les sociétés de demain, quels sont leurs rôles… Les acteurs de la vie économique sont à un tournant majeur de l’histoire et les futurs ingénieurs seront les protagonistes du renouveau. Nous souhaiterions faire de cette journée un événement pérenne, en changeant de thématique et d’INSA chaque année.

Qui sont les intervenants et pourquoi les avez-vous choisis ?
Les étudiants veulent de plus en plus s’engager dans des métiers ou des missions qui ont du sens pour eux. Le but n’est pas d’orienter le débat ni d’amener des réponses toutes faites, mais bien d’accompagner les futurs ingénieurs, grâce à des travaux de groupe, pour donner un visage à l’entreprise de demain. Nous avons donc contacté quatre personnes :

  • Sandrine Sommer, directrice du développement durable chez Guerlain, est ingénieure conception de formation. Elle travaille depuis dix ans sur des problématiques de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Elle investit énormément en recherche et développement pour trouver des solutions innovantes.
  • Fouad Benseddik est le directeur de Vigéo, une agence de notation sociale et environnementale internationale fondée en 2002. Qui de mieux pour évoquer les problématiques de RSE qu’une personne qui donne des notes aux entreprises sur le sujet ?
  • Hervé Knecht, fondateur et directeur d’Altereos, aide des entrepreneurs sociaux à se développer. La charge de travail des entreprises ainsi que les locaux sont adaptés en fonction des handicaps de chacun des employés. Là, nous sommes moins sur les problématiques RSE mais plus sur la question de comment créer un modèle différent, comment créer une entreprise sociale sans être une association.
  • Diana Martin de Argenta est enseignante d’écoconception à l’INSA Lyon. Elle a longtemps travaillé en entreprise avant d’enseigner. Nous l’avons choisie car elle incarne l’aspect critique de la RSE, est très impliquée dans l’ingénierie et proposera son regard sur les étudiants, les ingénieurs et leur place dans le monde. Le but est qu’elle challenge les autres intervenants.

Je voudrais rappeler que les Junior-Entreprises ont pensé cette conférence dans un seul objectif et dans l'esprit de ce message : arrêtons de critiquer et agissons pour transformer l’entreprise ! Les étudiants sont les travailleurs de demain. »


Ouverte à tous, la Conférence multi-campus aura lieu le jeudi 7 février prochain à partir de 14h à l’amphithéâtre Gaston Berger.

Programme :
14h30 – 16h00 : Ateliers et animations autour des enjeux de l’entreprise de demain
16h00 – 18h00 : Conférence multi-campus 

Pour plus d’informationshttps://www.facebook.com/events/317903375489701/ - contact@etic-insa.com
Pour suivre la conférence en live le jour de l’événement : https://www.youtube.com/channel/UCSIdw1LE81vsgGHyjChLCHw
 

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18 Oct
18/Oct/2018

VIE DE CAMPUS

Adrien Lepic : « J’ai entrepris une année de césure »

Adrien Lepic vient de rentrer en 5e année au département Informatique (IF) après une année de césure, parti à la conquête du réseau européen des Junior-Entreprises… Retour sur l’expérience d’un INSA qui a trouvé sa voix chez ETIC INSA Technologies, la Junior-Entreprise de l’INSA Lyon.

130 associations sont présentes sur le campus de l’INSA Lyon, pourquoi ETIC INSA Technologies ?
J’avais envie de prendre part à un processus de création de valeur. À notre âge, on a déjà quelques cordes à notre arc, un étudiant sait déjà faire un minimum de choses. Le but est donc de s’investir un peu plus et de commencer à être utile pour les autres tout en restant étudiant. On met la théorie en pratique et ça devient concret. La Junior-Entreprise est également un excellent moyen de se valoriser en entretien. Avoir été actif dans une Junior-Entreprise est bénéfique sur un CV.
ETIC m’a accueilli à bras ouverts, tellement bien que j’y suis resté pendant trois ans sur mes cinq années INSA. Ma scolarité adossée à mes responsabilités à ETIC m’ont permis d’affiner mon projet professionnel et de faire des choix. L’insertion professionnelle fait toujours peur à un étudiant, je voulais mettre toutes mes chances de mon côté. En trois ans, j’ai été d’abord chargé de mission, puis chargé d’équipe pour terminer vice-président.
Malgré ces trois années où je me suis impliqué en tant qu’étudiant dans une Junior-Entreprise, j’avais envie de plus. J’avais envie de m’investir d’une autre façon et d’être encore plus actif dans le réseau. Pour ce faire, l’idée d’une année de césure était à envisager. J’ai commencé à en parler au directeur du département IF dès ma 4e année en janvier 2017. J’ai motivé ma demande en expliquant bien que ce n’était pas dans le but de ralentir mes études mais d’utiliser cela comme d’un tremplin pour mes objectifs professionnels. Après, j’étais déjà très impliqué à ETIC, ça a donc été plus facile de motiver cette envie.

Pourquoi avoir choisi de couper vos études durant une année ?
L’année de césure offre, selon moi, de nombreuses opportunités. La première était de me connaître mieux en milieu professionnel. Je voulais savoir comment j’aimais travailler, quelles étaient mes limites, comment je pouvais être efficace… En tant qu’étudiant, je trouve que l’on n’est pas assez poussé à être soi dans le travail et du coup, ce regard sur soi est nécessaire car on ne peut pas vraiment apprendre tant que l’on a pas essayé.
Mon deuxième objectif était d’obtenir une expérience professionnelle à l’internationale plus longue qu’un stage. Pouvoir travailler avec des personnes venant d’autres horizons, avec d’autres cultures, d’autres habitudes… Le facteur international est toujours compliqué car il faut que tout le monde s’adapte et passe au-dessus de la barrière de la langue.
Le dernier objectif est un peu la cerise sur le gâteau. Avoir une expérience internationale longue permet de s’insérer dans un réseau. Pour ma part, il était surtout européen mais dorénavant, je pourrai compter sur des personnes pour m’aider un peu partout dans le monde.

Qu’avez-vous fait durant cette année ?
Tout a commencé en avril 2017 avec la passation. J’ai été élu au poste de Secrétaire Général de la Confédération Européenne des Junior-Entreprises appelée JADE (Junior Association for Dévelopment in Europe). Nous étions un bureau de quatre élus avec en appui une équipe composée d’une quinzaine de personnes.
Plusieurs responsabilités m’ont été confiées. D’abord, j’étais chargé d’aider chaque Confédération des Junior-Entreprises nationale afin de garantir la qualité du réseau. J’étais également en charge des ressources humaines avec notamment le recrutement des membres de l’équipe d’appui et également celui du prochain bureau. Pour coller à ma formation, j’ai également aidé la JADE d’un point de vue informatique, avec la gestion du site web. Enfin, je me suis occupé des aspects légaux. C’était plus simple que ce soit moi pour la bonne raison que j’étais le seul à parler français et que les textes de lois étaient en français.
On était aussi en appui des autres personnes du bureau sur des projets plus transversaux. Celui auquel j’ai le plus aimé participer a été celui de la stratégie triennale qu’il fallait réfléchir pour le prochain bureau. Nous avons été confrontés à ce moment-là, à toutes les problématiques liées à l’international : se faire comprendre en anglais, gérer les différences de culture et d’habitudes…

Quel message pourriez-vous livrer aux autres étudiants ?
Je pense que les étudiants doivent davantage s’investir dans la vie associative. Le but est de faire du pratique afin d’associer la théorie obtenue en cours. Tout ne s’apprend pas dans les livres, comme par exemple la gestion de projet ou le management, qu’il faut appliquer sur des problématiques terrains afin de mieux comprendre.
Mes études insaliennes associées à cette expérience associative et à la JADE m’ont formé plus que si j’étais resté un simple étudiant.

JADE, la Confédération Européenne des Junior-Entreprises regroupe l’ensemble des fédérations et confédérations nationales de Junior-Entreprises en Europe. Elle se compose de 280 Junior-Entreprises sur 15 pays européens pour 28 000 Junior-Entrepreneurs avec un chiffre d’affaire de 16 millions d’€.
ETIC INSA Technologies, la Junior-Entreprise de l’INSA Lyon, n’accueille pas moins de 80 junior-entrepreneurs avec un chiffre d’affaires de plus de 100 000€.
 

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11 Sep
11/Sep/2018

VIE DE CAMPUS

INKK tu connais pas ? Mais télécharge !

C’est le mot d’ordre pour les étudiants sur le campus de l’INSA Lyon : télécharger une appli faite par eux et pour eux, pour avoir toutes les infos possibles et imaginables utiles au quotidien. Entretien avec Aurélien Leygues et Gladys Peretti, élèves-ingénieurs INSA mais pas seulement !

C’est la rentrée à l’INSA Lyon, l’occasion de bien utiliser son smartphone et de télécharger l’application INKK, 100% made in INSA ! Alors, INKK, c’est quoi ?
G.P. : Une application qui regroupe tous les services pour les étudiants sur le campus. Agenda, boîte mail, notes, informations administratives, associations du campus et bien plus encore !
A.L. : La vraie pertinence de cette appli, c’est la centralisation. Toutes les informations sont accessibles au bout des doigts avec le téléphone.

G.P. : Et à terme, l’objectif est de parvenir à décharger les boîtes mails des étudiants grâce à des outils adaptés au partage instantané d’informations.

Comment vous est venue l’idée de cette appli ?
A.L. : Par notre vécu d’étudiants ! Quand on galère une fois le matin pour chercher le numéro de sa salle de cours et qu’on est déjà en retard, on rêve d’une appli qui nous donnerait l’info le plus vite possible ! C’est comme ça qu’INKK est née.

Quels sont les points forts d’INKK ?
G.P. : L’interface : elle est simplifiée, allégée, agréable à utiliser. On a cherché à respecter les guides de styles de chaque OS pour que ce soit intuitif et simple, pratique.
A.L. : On en est à la troisième version majeure de cette application, sur laquelle j’ai commencé à travailler dès ma deuxième année à l’INSA. Plus de 2000 étudiants ont utilisé INKK l’an dernier. On espère que 80% des nouveaux arrivants à l’INSA le feront également avec cette rentrée !

Quels retours ont pu vous faire les utilisateurs ?
G.P. : Les gens sont contents, INKK répond à leurs besoins. Ils nous remercient et proposent parfois même de nouvelles fonctionnalités !

Dans ce cadre, quel est votre lien avec l’établissement ?
A.L. : L’INSA nous a accordé sa confiance pour travailler sur cette appli. Aujourd’hui, il y a un gros travail de maintenance parce que chaque utilisateur qui installe l’appli doit se connecter au réseau INSA pour le faire. INKK est une simple interface, ce qui veut dire que nous ne sommes pas impliqués dans la problématique de la protection des données. Et INKK est destinée à évoluer au fil du temps, grâce à la confiance que l’INSA nous accorde.

Et vous, INKK a-t-elle changé quelque chose dans votre vie ?
A.L. : Oui ! Nous avons le projet de monter une société, parce qu’INKK est une appli transposable à d’autres établissements.
G.P. : Nous sommes déjà en contact avec d’autres INSA et établissements du réseau Polytech pour parler de notre appli.
A.L. : Notre vie va changer dès cette année. Je passe ma soutenance de fin d’études ce mois-ci et serai diplômé dans la foulée si tout va bien, et Gladys entre en 5e et dernière année du département Génie Mécanique. Nous sommes tous les deux inscrits au pôle Beelys de l’Université de Lyon pour obtenir le diplôme d’étudiants entrepreneurs, et bénéficier d’un accompagnement sur le plan financier et juridique. Du coup, on peut rester en proximité avec l’INSA !

 

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