VIE DU CAMPUS

19 juil
19/juil/2016

VIE DU CAMPUS

Thibault Colard : les JO à portée de rame

Qualifié pour le Brésil en quatre sans barreur poids léger, Thibault Colard, élève-ingénieur en 3e année à l’INSA Lyon, vise la médaille d’or pour ses premiers Jeux Olympiques en aviron.

Vous êtes à quelques jours du départ pour Rio de Janeiro où vont se dérouler les prochains Jeux Olympiques. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Je cherche à rester très concentré. Mon objectif, c’est l’or au Jeux et pour le reste, chaque chose en son temps ! Je suis à l’heure actuelle en préparation avec l’équipe de France à Bellecin dans le Jura. Dimanche, nous clôturons ce stage avec un parcours handicap de 2000 mètres avant de décoller le 27 juillet pour Rio. Début de la compétition : le 5 août.

Comment va se dérouler la compétition ?
On a une course de 2 km tous les 3 jours : les phases éliminatoires contre 12 équipes, la demi-finale et la finale, le 11 août. Elles sont chacune espacées de 3 jours. Avec mes trois coéquipiers, Thomas Barouk, Franck Solforosi et Guillaume Raineau, nous sommes clairement outsider sur les jeux et on va se servir de cette position pour aller chercher la meilleure performance. Pour eux, ce ne sont pas les premiers JO. Pour moi, si, et c’est un rêve qui se réalise. Mes parents faisaient de l’aviron et tout petit déjà, je regardais les JO à la télé en imaginant que j’y serais un jour…

Vous êtes à la fois sportif de Haut Niveau et élève-ingénieur en 3e année au département Informatique de l’INSA Lyon. Comment conciliez-vous vos ambitions ?
L’INSA joue un rôle très important dans cette performance, je n’aurai jamais été jusque là sans le soutien de mon école, et sans l’écoute de mon responsable de département qui m’a poussé à saisir l’opportunité de participer aux JO. Nous avons aussi la chance à l’INSA, en tant que sportif de haut niveau, d’avoir des équipements adaptés, un ostéo à dispo et un responsable de filière, Michel Bouvard, qui joue aussi un rôle important dans nos parcours. Je ne pense pas que beaucoup d’écoles d’ingénieurs gèrent comme ça !

En arrivant à l’INSA après un DUT informatique à Toulouse, j’ai pris une bouffée d’oxygène ! J’ai concilié études et aviron en aménageant mon temps, et je rentre l’an prochain en 4e année. Les Jeux seront passés et je pourrai me concentrer sur mes cours, avant de penser aux JO prochains de Tokyo.