ENTREPRISES

21 jan
21/jan/2016

ENTREPRISES

Portrait de diplômé : Quentin Perraudeau

Quentin Perraudeau, ingénieur INSA GI 2014, est le co-fondateur de la société Percko et invente une « seconde peau intelligente » pour lutter contre les maux de dos

Comment est née Percko ?
De la rencontre avec celui qui est aujourd’hui mon associé Alexis Ucko ! Il sortait de l’école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et moi de l’INSA Lyon, on s’est connu le deuxième jour de rentrée dans le Mastère Spécialisé Centrale-ESSEC Entrepreneurs et on voulait tous les deux créer un produit qui change la vie des gens !
Assez rapidement, on s’est tourné vers le mal de dos parce que nos proches en souffraient. Le père d’Alexis est dentiste et rentrait tous les soirs en se plaignant de son dos, comme 80% de la population mondiale. Les hommes ont mis plusieurs millénaires à se tenir debout et en cent ans, ils sont devenus des « hommes assis ». Les modes de vie ont changé, on passe 9h par jour « avachi » et on a adopté des mauvaises postures. En allant à la rencontre de professionnels de la santé, on a eu l’idée de créer un sous-vêtement, une sorte de seconde peau intelligente, qui va stimuler le redressement du dos et favoriser les bonnes postures.
Percko est née en novembre 2014 grâce à une subvention de l’Etat, on a déposé un brevet international en juin 2015 sur notre produit, et en octobre, on avait la preuve de l’intérêt du marché avec les résultats de notre campagne de financement participatif : 3300 personnes ont acheté à acheter notre produit dans 89 pays ! Au total, cela nous a permis de faire plus de 380 000 € de chiffre d’affaires en un mois. Aujourd’hui, on lance la production industrielle. »

Pourquoi avoir choisi la voie de l’entrepreneuriat après l’obtention de votre diplôme d’ingénieur INSA Lyon du Département Génie Industriel ?
Je suis originaire des Deux-Sèvres et après le lycée, je voulais être ingénieur. L’INSA était mon premier choix, c’était l’une des écoles qui me faisait rêver. J’intègre le Premier Cycle et je choisis ensuite le département Génie Industriel, j’avais quelque part déjà l’envie d’entreprendre mais pas tout de suite après ma formation, et je pensais que GI me permettrait d’avoir une vision globale de l’entreprise. Une fois diplômé, je me suis orienté vers un mastère spécialisé en entrepreneuriat parce que l’idée de créer une entreprise avait bien germé, et très vite, elle s’est concrétisée.

Quel regard portez-vous sur votre formation INSA ?
C’est vraiment une très bonne formation parce qu’elle ouvre l’esprit pendant 5 ans. On côtoie des profils complètement différents, beaucoup de gens qui se sont accomplis dans leur passion. L’INSA, c’est plus qu’une école, elle a un but humaniste. Je le retrouve chez mes amis qui sont passés par là, l’école forme des gens bien, avec des valeurs.

Pour moi, le lien se perpétue avec mon école à travers mon activité. Nous sommes actuellement en discussion avec la Direction des Sports pour voir comment on pourrait équiper les étudiants de l’INSA, notamment les élèves de la section Sport-études, avec nos sous-vêtements et leur permettre de ménager leur dos.