VIE DU CAMPUS

20 juil
20/juil/2016

VIE DU CAMPUS

iGEM 2016 : « a very good trip » pour les participants INSA Lyon

Des étudiants du département Biosciences de l’INSA Lyon sont en pleine préparation du concours international de biologie de synthèse iGEM. Leur projet : permettre le diagnostic rapide des infections sexuellement transmissibles.

Vous rentrez d’une soirée qui vous a échappée et vous voulez en avoir le cœur net : avez-vous contracté une maladie sexuellement transmissible ? L’entrée en matière est coup de poing et provoque l’impact escompté : le groupe d’étudiants INSA a frappé fort en participant avec ce projet d’actualité au concours étudiant de biologie de synthèse le plus réputé de sa génération.
 

« C’est un vrai problème de société et nous proposons une solution de détection simple, rapide, éco-performante et bon marché. L’idée est de fabriquer un dispositif en impression 3D, pas plus gros qu’un test de grossesse, permettant au sujet de s’auto-tester, en recueillant une seule goutte  de sang qui suffira à l’informer immédiatement de la contraction ou non d’une maladie sexuellement transmissible » explique Gianina Ungurean, responsable de la communication du projet.
 

Cette élève-ingénieure en 4e année au département Biosciences et Biochimie est très motivée. Le 27 octobre prochain, elle représentera son école, l’INSA Lyon, avec une équipe d’une dizaine de membres au MIT de Boston, célèbre université américaine à l’origine de ce concours désormais porté par la Fondation iGEM. En attendant, elle poursuit l’avancée du projet aux côtés de ses partenaires, et peaufine le discours.
 

« Nous allons utiliser les aptamères. Ce sont de courtes séquences d’ADN qui seront fixées sur un support papier et qui se comporteront comme des hameçons pour les protéines cibles. Ces protéines cibles sont en fait des biomarqueurs, la signature biologique unique de chaque maladie, que ces aptamères vont pouvoir détecter rapidement et spécifiquement dans le sang » précise Gianina.

Si elle peut compter sur les conseils de six enseignants-chercheurs de l’INSA Lyon, l’équipe INSA Lyon est très autonome et complète ses compétences avec deux étudiants, un de l’ENS et un de l’ESAA de la Martinière Diderot. A fond dans sa préparation, l’équipe travaille encore à l’étendue des applications potentielles de cette méthode.

Dans quelques semaines, elle vivra 4 jours d’aventure exceptionnels à Boston, avec 300 équipes de 30 pays qui vont aussi participer à ce challenge et contribuer au rayonnement mondial des biotechnologies.