FORMATION

24 sep
24/sep/2014

FORMATION

Concours IGEM 2014

Participation d'une équipe INSA Lyon

"Curly’On", tel est le nom du projet qui pourrait permettre à une dizaine d’insaliens de remporter la plus grande compétition internationale d’ingénierie biologique du monde IGEM (International genetically engineered machine competition).

En référence à la protéine dénommée "curli", le projet de cette équipe étudiante vise à inventer un procédé peu coûteux de dépollution d’une eau contenant des métaux lourds. Leur première cible : le nickel, un métal très présent dans les tuyauteries, susceptible de provoquer des réactions allergiques. Pour parvenir à un procédé de dépollution à moindre coût, les élèves-ingénieurs ont cherché à modifier des molécules d’ADN présentes à la surface d’une bactérie pour amener cet organisme microscopique à produire un biofilm capable de fixer le métal indésirable.

"Les étudiants ont mené ce projet pluridisciplinaire de A à Z, en partant de plans expérimentaux jusqu'à la réalisation de l'expérience. L'objectif est de créer un outil biologique qui puisse être utilisé sur d'autres métaux, en allant jusqu'au prototype commercialisable pour le grand public" explique Benoît Drogue, membre de l'équipe communication de l'INSA ADN Concept Club.

Ce nouveau procédé à forte visée humanitaire - l’eau dépolluée à moindre coût serait accessible à un plus grand nombre (les pays pauvres notamment) – a séduit la société bioMérieux, qui finance 80% des 50 000 euros de subventions allouées au projet.
De quoi motiver la participation de ces élèves-ingénieurs à l’édition 2014 d’IGEM, qui va se dérouler du 30 octobre au 3 novembre à Boston, aux Etats-Unis. D’autant plus que l’an dernier, c’est sur le campus de la Doua que s’était déroulée la finale européenne du concours, événement important pour l’école. Les années précédentes, les équipes insaliennes avaient su marquer la différence en remportant en 2010 une médaille d’argent, l’or en 2011 et 2012 avec un prix de la meilleure construction d’ADN.

"Nous voulons faire aussi bien que les autres années, c'est-à-dire ramener une médaille d'or au minimum et au mieux, revenir aussi avec un prix" conclut Benoît.