VIE DE CAMPUS

14 oct
14/oct/2019

VIE DE CAMPUS

Cécile Beaugiraud : « Avec la culture, l’INSA sort de son territoire »

En poste depuis le 1er février 2019, Cécile Beaugiraud est la responsable du service culturel de l’INSA Lyon. Elle propose CULTURE INSA, une programmation de la saison 2019-2020 haute en couleurs, faite de créations et d’hybridations, à l’image de l’énergie artistique et culturelle qui vibre sur le campus. Entretien.

Vous n’êtes pas là depuis longtemps mais lorsqu’on feuillette CULTURE INSA, on découvre une programmation riche de maillages, de rencontres et d’arts. Pour vous, la culture à l’INSA, c’est quoi ?
« L’INSA est une école, un espace d’apprentissage et de rencontres. L’ouverture d’esprit et le 'construire ensemble' sont essentiels. Et c’est le rôle du service culturel de faire le lien avec l’ensemble des acteurs culturels de l’établissement et de proposer des projets qui nous permettent de décaler notre point de vue. La programmation 2019-2020 reflète déjà cette politique culturelle de métissage, avec les étudiants, les enseignants, les professionnels. 
La culture est aussi un espace d’exploration de nouveaux territoires. Faire du service culturel de l’INSA un média de rayonnement de l’institution était une évidence. C’est pour cela d’ailleurs que CULTURE INSA est distribué sur le campus mais aussi en dehors dans les points culturels de Lyon, Villeurbanne (et ses environs) et de Grenoble, où j’officie en qualité d’experte théâtre et danse pour la Ville. » 

Pourquoi avez-vous choisi de postuler à l’INSA Lyon ?
« J’avais pleinement conscience du potentiel de l’école, et j’avais envie de renouer avec le public étudiant. Pour moi, il est très important de rester au contact de la jeunesse, de la créativité et de l’innovation. La relation entre arts, sciences et humanités a beaucoup pesé dans ma décision de diriger le service culturel. L’INSA Lyon est un formidable terrain de recherche et de possibles. Les valeurs INSA de Jean Capelle et Gaston Berger ainsi que la dimension internationale dans laquelle j’ai longuement évolué ont encore plus aiguisé ma curiosité et mon envie d’investir ce poste. » 

Pouvez-vous revenir sur votre parcours avant l’INSA ?
« Je venais de passer dix ans à la Villa Gillet, laboratoire international de la pensée contemporaine dans lequel j’ai exercé différentes fonctions. Dix années passionnantes, formatrices pendant lesquelles j’ai eu la très grande chance de rencontrer des auteurs, chercheurs et penseurs de très grande envergure. Un cycle s’est terminé pour moi en 2018 et j’ai quitté la Villa Gillet au moment où l’INSA faisait paraître son annonce, comme quoi… 
Mon parcours hétéroclite commence avec une double maîtrise, en lettres modernes et arts du spectacle spécialité théâtre et avec une année d’erasmus à Athènes. J’ai travaillé dix ans en compagnies et structures culturelles régionales et exercé des métiers divers (de l’assistanat de mise en scène à la direction de programmes et leur production). J’ai travaillé sur des festivals de théâtre, musique et danse, et j’ai passé quatre ans au Théâtre Astrée, juste à côté. Je participe encore très activement à la vie culturelle des compagnies et accompagne en qualité de présidente l’une d’elle, la compagnie Corps Au Bord (chorégraphe Natacha Paquignon), que l’on retrouve aux Subsistances les 8 et 9 février prochains, sur un projet de danse et de réalité augmentée. »