Vida del campus

13 Oct
13/Oct/2016

Vida del campus

"BEST a changé ma vie"

Il est élève-ingénieur à l’INSA et président d’une association d’envergure européenne. Rencontre avec Adrien Merlier, président de Board of European Students of Technology (BEST).

Comment parleriez-vous de votre rôle de président pour BEST ?
Je représente l’organisation à l’extérieur, auprès des institutions, des universités et des entreprises partout en Europe. Je coordonne également le travail du bureau de BEST, composé de 7 personnes, originaires cette année de Grèce, Espagne, Turquie, Suède et Serbie. Je vais voyager près de 300 jours dans l’année, j’étais hier à Barcelone et je repars ce soir pour prendre un avion à Milan, direction les Balkans.

BEST, c’est 3600 membres répartis dans 95 universités européennes dans 33 pays. On touche 1,3 millions d’étudiants grâce à notre présence dans les établissements d’enseignements supérieurs.

Quelles sont les missions de BEST ?
On peut les résumer en une seule phrase : renforcer la diversité en développant les étudiants. Et on propose une offre de services accessibles à tous. En local, on aide au développement personnel des étudiants. Diversité, voyages à l’étranger, rencontres : on organise des séminaires pour permettre aux étudiants de développer leurs compétences personnelles, qu’on appelle les « soft skills ». Pour cela, on développe également un réseau d’entreprises et d’instituts qui peuvent apporter des notions de management, de communication ou encore d’entrepreneuriat. Autre volet : l’amélioration du contenu des cursus. Nous discutons avec les professeurs, les entreprises, pour essayer de définir les contours de la formation d’aujourd’hui et de demain. Enfin, on aide à l’insertion professionnelle des étudiants, en facilitant leurs démarches.

Pourquoi devenir un membre de BEST ?
Avant d’être à BEST, j’étais très timide, c’était compliqué pour moi de lever la main en cours pour répondre à une question. En rentrant à BEST, j’ai complètement changé. J’ai découvert la formation proposée, la solidarité entre membres, l’esprit d’innovation. Aujourd’hui, je prends la parole devant des centaines de personnes. On se développe personnellement en aidant au développement des autres… On teste les idées, on ne les casse pas dans l’œuf. On n’a pas peur d’échouer, on essaye, on voit, on est flexible. Par exemple, cette année, on teste à Lyon un training « la journée développement personnel » en collaboration avec ETIC. C’est une première.

Comment as-tu découvert cette association ?
Je suis rentré à l’INSA Lyon dans la filière ASINSA et j’ai rencontré deux membres de BEST Lyon. A la vue de leurs projets, j’ai décidé de me lancer. En 3ème année, je deviens le président de BEST Lyon, et j’ai dû pas mal voyager. J’avais la chance d’être au département TC (Télécommunication, Services et Usages), qui m’a laissé m’investir. En 4ème année, je pars en Erasmus à Tallin, en Estonie, et je participe au groupe de travail de BEST. A la fin de l’année, j’ai voulu m’investir de manière plus globale dans cette association. Et cela voulait dire prendre une année de césure à l’INSA… Mes parents m’ont donné leur accord, le directeur de TC, Jean-Marie Gorce, m’a soutenu auprès de la Direction de l’INSA. Je n’avais plus qu’à proposer ma candidature à la tête de BEST, lors de l’assemblée générale qui se déroulait à Tallin justement. Et j’ai été élu !

Quelle est ta vision pour BEST ?
Agrandir le réseau, en ciblant les belles universités européennes où BEST peut grandir, et renforcer notre efficacité, en travaillant notamment à nos connexions avec les entreprises. Je voudrais dire aux étudiants que s’ils cherchent un endroit où acquérir à la fois des compétences pro et perso, c’est chez BEST qu’ils vont le trouver.

 

Légende photo : Adrien Merlier, présdient de BEST Europe, aux côtés de Tom Van den Maegdenbergh, président de BEST Lyon.