Page interne de L'INSA Lyon

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Fil d'ariane

Le DHA au service de notre organisme

Combien de milligrammes d’acide gras Omega 3 avons-nous besoin quotidiennement pour prévenir les risques cardiovasculaires ?

 Une étude réalisée par des chercheurs de l’INSERM et de l’INSA de Lyon et publiée dans le FASEB (Federation of American Societies for Experimental Biology) identifie la dose journalière optimale de DHA dont nous avons besoin afin de prévenir le stress oxydatif.*

Les acides gras oméga-3 à longues chaînes, contenus dans les lipides marins et ingérés dans les poissons gras, sont connus pour leurs effets bénéfiques dans les maladies cardiovasculaires. L’un de ces acides gras, appelé DHA (acide docosahexaénoïque), est de plus un composant important du cerveau et de la rétine où il joue un rôle fondamental dans le développement cérébral, l’apprentissage et la vision.

L'étude réalisée par des chercheurs de l’INSERM et de l’INSA de Lyon, coordonnée par Evelyne Véricel et Michel Lagarde (Unité Mixte de Recherche INSERM U-870/INSA de Lyon /Université Claude Bernard Lyon1/INRA U-1235, dirigée par Hubert Vidal), en collaboration avec le Centre de Recherche en Nutrition Humaine Rhône-Alpes, viennent de montrer qu’une consommation modérée de DHA (200-400 mg/jour chez l’adulte en bonne santé) est optimale pour obtenir des effets bénéfiques par rapport à la prévention de maladie cardiovasculaire, de diabètes et d’athérosclérose ceci en se basant sur la mesure de plusieurs paramètres, notamment sanguins.

Ces données seront utiles aux organismes nationaux et internationaux chargés d’établir des " apports nutritionnels conseillés" (ANC). L’objectif des chercheurs de l’INSERM et de l’INSA de Lyon est maintenant de vérifier si la consommation d’une dose quotidienne de DHA située dans la gamme optimale observée dans la population en bonne santé, peut aussi améliorer des paramètres métaboliques chez les patients diabétiques à haut risque de pathologies cardiovasculaires.

* Le "stress oxydatif" est un phénomène biologique, il désigne une agression biologique des composants de l’organisme. Il pourrait s’apparenter à "une rouille" de l’organisme exposé à l’oxygène.