Concours IGEM 2012
Une équipe d’insaliens en lice pour une médaille d’or
Pour la troisième année consécutive une équipe d’insaliens, composé d’une vingtaine d’étudiants (Biosciences, Informatique) et de 6 instructeurs enseignants-chercheurs (Biosciences, GEN...), est engagée dans le plus grand concours international de biologie de synthèse organisé par le prestigieux MIT de Boston: l’ IGEM (International Genetically Engineered Machine).
Après une médaille d’argent en 2010, puis une médaille d’oren 2011 ainsi que le prix de la meilleure “biobrick” catégorie ingénierie et une qualification pour la finale mondiale au MIT, l’équipe 2012 part à nouveau à la conquête de l’or.
Cette année, leur ambition est de développer la solution innovante “Biofilm Killer”, permettant à la fois d’éliminer les biofilms établis sur les parois des canalisations, et de traiter les parois par un biosurfactant empêchant de nouveaux dépôts bactériens. Ce procédé trouverait des applications aussi bien dans la cosmétique, l’industrie agroalimentaire que dans le milieu des forages pétroliers. Il repose sur l’ingénierie d’une bactérie inoffensive pour la santé et l’environnement déjà couramment employée comme additif en alimentation animale ou en phytoprotection.
Parallèlement à son travail scientifique, l’équipe mène une réflexion sur la manière de lier l’innovation et la recherche en mode “open source”. Dans ce cadre, une conférence tenue par le Dr O. Brette (Maître de Conférence au centre des Humanités et membre de l’équipe de recherche EVS/ITUS) a eu lieu le 13 septembre 2012 au département Biosciences sous l’intitulé :
“Propriété intellectuelle, science et innovation : quels enjeux économiques pour la biologie de synthèse”. Cette conférence a abordé en particulier la question des “commons” .
A l’issue de plus de six mois de travail et d’un été particulièrement riche en expérimentations, l’équipe défendra son projet à Amsterdam du 5 au 7 octobre aux sélections européennes, sésame indispensable pour l’accès à la finale mondiale à Boston, MA ! Il n’est pas trop tard pour les soutenir.


Institut National